PISSY Blason de la commune de Pissy créé par Jacques DULPHY en 2017. Les couleurs azur (bleu) et or (jaune) sont celles de la famille De Chassepot de Pissy. Ce blason comporte une couronne à trois tours, symbole des communes, deux truelles d’or passées en sautoir la poignée vers la pointe qui ouvre sur une rose d'or. Sur les flancs se trouvent deux pommes feuillées et en pointe le poisson. La pomme rappelle la belle de Pissy variété de pomme ancienne. Le poisson pour l'origine du nom "Piscicum" La truelle pour les très nombreuses familles de maçons qui à partir du XVII° siècle construisirent de nombreux édifices et châteaux dans les environs de Pissy et à Amiens. La famille de CHASSEPOT a autorisé l'utilisation d'une rose d'or de son blason. Cet ouvrage a pu être réalisé avec le concours de la municipalité que je remercie (documents photographiés en mairie). Les Archives départementales de la Somme Réf :1B 48 – 1B 348 - 1C 1782 – 1C 1810 – 1C 1837 – 1C 1847 - 1C 1673 – 1C 2019 – 1C 2139 – 1C 2141 – L 95 – L 99 – L 118 - 99 0 3035 Les dépouillements des actes de naissances, mariages et décès de 1681 à 1911. Les Antiquaires de Picardie Les recensements de 1817 – 1836 – 1851 – 1872 – 1881 – 1906 – 1911 – 1921 et 1926 réalisés par la Cercle généalogique de Picardie. 1-Situation géographique 2-La situation administrative 3-La population 4-Les sources 5-L'église 6-Les Curés de Pissy 7-Les Naissances 8-Les Mariages 9-Les Décés 10 - Patronymes 11- Les Métiers 12 - L'instruction 13 - Les Cahiers de Doléances 14 - La Fabrique de Pissy 15 - Les Impots 16 - La Guerre Franco Allemande1870 17 - Passage de troupes Françaises 1-Situation géographique de la Communauté d'agglomération d'Amiens métropole. Canton d'Ailly-sur-Somme Code postal : 80540; code INSEE : 80626 Superficie : 6,85 km² Altitude de 91 à 125 m 49°51’46’’de latitude nord 2°07’54’’ de longitude est 1.1 Lieux-dits Lieux habités : Pissy Le château Lieux-dits non habités : Au bout du Plan Au chemin de Bovelles Champ des prêtres Chemin Notre-Dame La Longue Raie Le Bosquet Le Caravia Le Chemin de Clairy Le Maillet Le Meurisson Les Carrières Notre Dame du Chêne Orographie (relief) Fosse Brûlée Haut de Seux Vallée Robinette 1.2 La glacière de Pissy L'ancienne glacière du château est située rue du Hautbout. La glace était autrefois un produit de luxe. En attendant les périodes de chaleur, de décembre à février, la glace était stockée dans des puits, appelés puits à glace ou glacière. Ces puits étaient maçonnés. La glacière de Pissy a une forme d'entonnoir. Cette glace provenait des mares gelées où régulièrement une couche de 3 à 5 cm était récupérée. La glace était posée sur un lit de fagots pour permettre l'évacuation d'une partie de la glace qui fondait. Cette eau était évacuée dans un puisard. À défaut de la glace, de la neige tassée y était entreposée. Glacière de Pissy La glacière est située prés de la mare de Pissy. ![]() La Mare 2-La Situation Administrative Anciennes dénomination : Pisciacum en 751 Piccium en 1146 Pisci en 1248 Pyssi en 1301 En 1899 Fidèle PECQUET, instituteur, dans le questionnaire Notice "géographique et historique communal" indique que Pissy a porté de nom de Pissy belle mare . Organisation ecclésiastique Vocable : Saint Fuscien Paroisse du doyenné de Conty Diocèse d'Amiens Revenu de la cure en 1730 : 400 livres Le curé de Pissy, deux chanoines de Saint Martin de Picquigny, le doyen et le chancelier du chapitre de la cathédrale d’Amiens percevaient des dimes sur des possessions à Pissy. Organisation civile. Bailliage et siège présidial d'Amiens Élection d'Amiens Intendance de Picardie Grenier à sel d'Amiens. 3-Population DICTON ""Pissy sans pissieux S'roit un sieu sans ieu "" Source Dictionnaire Historique et Archéologique de Picardie
La différence de 57 habitants entre les années 1724 et 1725 ne s’explique pas par le solde naissances et décès de ces années. 1723 : naissances : 10 - décès : 8 soit un solde de + 2 1724 : naissances : 10 - décès : 3 soit un solde de + 7 1725 : naissances : 5 - décès : 2 soit un solde de + 3 1726 : naissances : 8 - décès : 7 soit un solde de + 1 1817 Récapitulation des habitations solvables : 108 maisons dont 15 d’indigents et 5 vacantes. 194 hommes et femmes 243 filles et garçons de moins de 30 ans 6 célibataires Soient 443 habitants ![]() Plan de Pissy en 1804 Réf : 3 P 1059 - AD SOMME 3-1 Les recensements
1851 Le recensement mentionne 4 aveugles, 2 borgnes, 1 sourd-muet et 2 infirmes Et la répartition des individus par secteur d’activité est la suivante
1872 Suite au conflit franco-allemand de 1870, le recensement de 1872 comporte des rubriques particulières : Les étrangers vivants en France : 1 -Liste des alsaciens et lorrains nés dans des territoires cédés à l’Allemagne : néant 2 - Les étrangers de nationalité française : néant 3 - Les femmes qui ont épousé un individu d’une nationalité différente de la leur : néant 4 -Les étrangers naturalisés français : néant 5 - Les français qui se sont fait naturalisés étrangers. : néant. 1921 Ce recensement mentionne les réfugiés dont le ménage entier est encore dans la commune Français : 11 Etrangers : 11 2011 287 habitants 3. 2 - Les rues de Pissy
Rue du Moëllon 4-Les Sources
En août 1539, l'ordonnance de Villers-Cotterêts, promulguée par François 1er est le texte législatif qui rend obligatoire : - l'utilisation de la langue française pour tous les actes administratifs et de justice. - la tenue de registres destinés aux baptêmes et aux sépultures. En 1579, l'ordonnance de Blois promulguée par Henri III rend obligatoire la tenue des actes de mariages et rappelle que les registres doivent être conservés dans les églises. Les registres étaient rédigés à la plume d'oie En 1667, l'ordonnance de Saint Germain-en-Laye ou code Louis (Louis XIV) rend obligatoire la tenue en double des registres afin de réduire les risques de pertes (guerre, incendie, rongeurs ) .Un exemplaire est conservé au Greffe du Bailliage (Greffe du Tribunal d'instance après la Révolution). C'est cet exemplaire qui se trouve aujourd'hui aux Archives départementales. Le second exemplaire est conservé au niveau de la cure après visa du greffe Le papier timbré devient obligatoire En 1691 Un édit de Louis XIV rappelle ces règles .En 1787, le traité de Versailles, signé par Louis XVI, permet aux non catholiques, d'être enregistrés dans les registres paroissiaux. En 1792, les registres détenus par les curés sont récupérés par les Maires.
Les curés devaient payer les registres, le papier timbré et confectionner l'encre utilisée. Aussi de nombreux prêtres en France se rebellèrent et firent grève en ne rédigeant qu'un seul registre qu'ils conservèrent. Cette contestation dura environ 1708 à 1736. L'exemplaire incomplet qu'ils transmettaient chaque année au bailliage d'Amiens, se trouve aux Archives départementales.
Les registres de la paroisse Saint Fuscien de Pissy, commencent en 1600. Ils contiennent des actes de baptêmes, mariages et de sépultures Sur le site internet des Archives départementales de la Somme il est possible de consulter : Les tables décennales de 1792 à 1902 réf : 5MI_D 48 Sous la référence 5 MI_D414 Les baptêmes de 1600 à 1601 de 1605 à 1609 de 1618 à 1628 de 1633 à 1647. Les baptêmes, mariages et sépultures de 1681 à 1686 de 1692 à 1716- de 1738 à 1769. De 1770 à 1792 Les naissances, mariages et décès de 1793 à 1814 -de 1815 à 1836, de 1837 à 1846 de 1847 à 1856 de 1857 à 1874 Sous la référence E_DEP215 Les baptêmes, mariages et sépultures de 1716 à 1737. Sous la référence 2E_626/8 Les naissances, mariages et décès de 1875 à 1890 Sous la référence 6M626 Les recensements des années : 1817 -1836 -1851-1872 - 1881 - 1906 et 1911 Les recensements des années 1921 -1926 - 1931 et 1936 ne sont consultables qu'aux Archives départementales à Amiens 5-L'Église
Église de Pissy-collection Macqueron
L'église paroissiale, sous le vocable de Saint Fuscien est du XVI° siècle. Elle est construite en pierres calcaires sur une base de grés. Les pierres provenaient en partie de la carrière située sous la pelouse du château. L'abside est à trois pans et l'édifice est soutenu par des contreforts à talus terminés en bahut. Un larmier gothique entoure l'église, il contourne les contreforts, les fenêtres sont garnies de moulures en archivolte. La porte principale est ornée d’une moulure en accolade avec à sa gauche un cadran solaire. Sur le mur de l'église longeant la mairie se trouve deux plaques tombales : La première :
La seconde plaque : Marie Jeanne Sophie LEFEBVRE décédée le 13 octobre 1810 à Pissy à l’âge de 61 ans Elle était la fille de Pierre louis LEFEBVRE et de Marie Jeanne BAILLEUL, et l'épouse de Pierre louis LENOËL, maçon de Pissy.
Contre le mur se trouve les sépultures de la famille de CHASSEPOT et de l'abbé MOUTON, dernier curé ayant résidé à Pissy.
L'église possède de nombreuses statues : Les statues de Saint-Fuscien, Saint Roch, La vierge à l'enfant et à l'oiseau toutes trois classées, Ainsi que l'archange St Michel et Jeanne d'Arc entourant la plaque commémorant les morts du village de la première guerre mondiale.
De chaque côté de l'allée centrale, se trouve un chemin de croix sculpté sur pierre. Le second chemin de croix est visible dans l'entrée de l'église grâce à des bénévoles qui ont retrouvé les tableaux couverts de fientes de pigeons dans le clocher de l'église et qui les ont restaurés.
Les armoiries de la famille de CHASSEPOT et alliés figurent sur les vitraux. Vitrail se trouvant dans le choeur à droite.
Le 25 janvier 1735 à Pissy, Jean François CHASSEPOT de BEAUMONT né à Paris, Paroisse St Nicolas des champs, Capitaine, chef pour le vol du héron de la grande fauconnerie de France, épouse en l'oratoire de la chapelle du château de Pissy avec la permission de l'évêque d'Amiens, Marie Françoise Louise Geneviève de SAISSEVAL âgée de 23 ans, fille de François de SAISSEVAL, chevalier, Seigneur de Pissy et autres lieux et de feue de CACHELEU Marie Françoise . Une dispense du 1° au 3° degré de consanguinité a été obtenue par un bulle de la Cour de Rome, fulminée par l'official d'Amiens le 17 janvier. Ce vitrail se trouve dans la nef (en haut à droite)
Louis Antoine François de Paule des BALBES de BERTON de CRILLON, Duc de Mahon, né le 10 mai 1775 à Paris, Grand d’Espagne de 1ere classe , lieutenant général des armées des rois de France et d'Espagne, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis et de Calatrava, il est Louis et de Joseph Anastasie Roman Espinoza de Los Monteros se marie le 21 janvier 1826 avec Laure Marie Charlotte de CHASSEPOT de PISSY, née le 16 messidor an VIII à Amiens, fille de François Thimoléon, Marquis de Chassepot de Pissy , officier suprême des gardes du corps du Roi et de Louise Ghislaine Mélanie BOUCQUEL de LA COMTÉ. Ce vitrail se trouve dans la nef (en haut à gauche)
Timoléon Charles "Adalbert "CHASSEPOT de PISSY, officier des dragons de la Garde royale, Duc de Pissy (Il ne sera Marquis qu'après le décès de son père) Fils de François Thimoléon, Marquis de Chassepot de Pissy, officier suprême des gardes du corps du Roi et de Louise Ghislaine se marie le 23 mai 1839 avec Marie Gabrielle Éléonore de FROISSARD (1807-1844) Ce vitrail se trouve dans le coeur à gauche.
CHASSEPOT-CLERMONT TONNERRE BLASONS / COURONNE : Marquisat - Lors de son mariage, l'époux était"Comte" ,son père" Marquis" est décédé qu'en 1891. Le 25 novembre 1865, le comte Alexandre Jean Stanislas Timoléon de CHASSEPOT de PISSY, âgé de 25 ans, né le 26 05 1840 à Pissy, fils du Marquis Timoléon Charles Adalbert de CHASSEPOT de PISSY, âgé de 60 ans et de feue Dame Marie Gabrielle Élèonore de FROISSARD, Marquise de CHASSEPOT de PISSY, décédée à Nice le 15 12 1844, épouse à Bertangles le 25 novembre 1865 Melle Amédée Marie Berthe de CLERMONT TONNERRE , née à Tournay (Hainaut) le 27 02 1841, demeurant à Bertangles fille de M. le marquis Amédée Charles Ferdinand Théodore de CLERMONT TONNERRE, maire de Bertangles, âgé de 58 ans et de Dame Polixène Marie Joséphine Virginie de WIGNACOURT, marquise de CLERMONT TONNERRE.
En 1910, l’intérieur de l'église et les voûtes ont été repeintes. En 1923, la toiture du clocher et du versant sud-est de la nef a été a été refaite à neuf. En 1940, au moment de la bataille de la Somme, des obus sont tombés prés de l'église. Ils ont occasionné des dommages à la toiture, aux gouttières, à la porte d’entrée, aux vitraux, ainsi qu'un ébranlement de certaines parties de la maçonnerie . Pendant la période d'occupation, jusqu'au 31 août 1944, les dégâts se sont aggravés, en raison de l'installation dans le clocher d'un poste de mitrailleuses destinées à détruire les avions alliés. Une première restauration a été entreprise de 1950 à 1956. Le clocher a été réduit dans sa hauteur (environ 5 mètres) à cause des dommages causés par le manque d'entretien. En 1999, la toiture fut entièrement rénovée. En 2009, une restauration des murs a été entreprise avec : L'architecte : M LÉTOCARD Le gros-oeuvre par l'entreprise DENIS (M GAMBIER) L'horloge a été restaurée par l'entreprise HUCHEZ
La toiture du clocher de l'église bâtie au XVIII° siècle avait été refaite à neuf en 1923. En 1950, le clocher fut réduit de 5 mètres de hauteur suite aux dommages subis faute d'entretien. Le haut du clocher soutenant le coq étant devenu dangereux, des travaux furent entrepris sur le haut du clocher et le coq fut remplacé. Le nouveau coq fut posé le 4 juillet 2016 par l'entreprise FLET. 6-Les Curés de Pissy
Jean Baptiste JOVELET, en qualité d'ecclésiastique, il était exempté des droits de taille et de capitation. En 1789 il dut acquitter ces taxes au titre d'une contribution réservée aux privilégiés calculée sur les biens possédés et leurs revenus. Ses impôts s'élevèrent à 191 livres 1 sol. 1 C 1847/2 AD 80 Il émigra le 10 septembre 1792.
Il fut le dernier abbé résidant à Pissy, il repose prés des châtelains de Pissy Nécrologie de l'Abbé MOUTON
En 1888, le Conseil municipal refusa l'augmentation du traitement de l'Abbé PREVOST Source : Antiquaires de Picardie
7-Les Naissances De 1681 les registres comportent les baptêmes et à partir de 1793 se sont les naissances. 32 jumeaux naissent à Pissy durant cette période. Le taux de mortalité infantile est très faible par rapport à d’autres villages.
Le département de la Somme s’est distingué au niveau national par l’originalité des prénoms donnés aux nouveaux nés au XIX° siècle. Le village de Pissy doit se trouver aux premières places de ce classement. Ci-dessous quelques prénoms de garçons et de filles trouvés dans les registres de Pissy.
8-Les Mariages
Seuls 493 actes de mariages sur les 692 célébrés à Pissy de 1681 à 1928 comportent lieu d’origine de l’époux : Étrangers: Autres départements :
La mention du lieu d’origine des épouses n’est indiquée que dans 451 actes sur 692. Les mariages sont le plus souvent célébrés dans le lieu de résidence de l’épouse. Etranger : Autres départements : 9-Les Décès Sur 1 593 décès relevés dans les registres, 1 473 comportent l’âge du défunt
L’étude des actes de décès de Pissy, fait apparaitre d’importantes différences par rapport à d’autres villages de la Somme étudiés. - Un taux très faible de décès en bas âge. - Une longévité exceptionnelle. - Un nombre important de célibataires, 7,2 % du nombre total de décès.
Transcription de décès en septembre 1812 à Pissy. Constant Nicolas DUBOIS, né le 14 12 1786 à Pissy, chasseur de la 1ere compagnie du 4eme bataillon du 12eme régiment d’infanterie légère, registre matricule n°8691, est entré à l’hôpital royale de Salamanque (Espagne) le 31 juillet 1810, il est décédé le 6 septembre 1810 par suite de diarrhée. Transcription de décès dans les registres de Pissy reçue du service des hôpitaux des Armées- commune de Constantine - armée d'Afrique - hôpital militaire de Constantine. (Algérie). Alexandre Ernest DAULT, soldat de 2eme classe au 8° régiment des hussards, né le 6 mars 1848 à Pissy, est entré à l'hôpital militaire le 18 mars 1871, il est décédé le 18 juillet 1871 des suites de phtisie pulmonaire. '' Transcription de décès le 27 08 1874 à Pissy d’Alexandre DESCOUTURE 68 ans, servant de 2° classe à l'hôtel des Invalides, veuf de Dame Anne Appoline GABUS, né le 30 03 1806 à Pissy, fils de feu Henry DESCOUTURE et de Marie Marguerite HENRY est entré à l'hôpital militaire le 19 août 1874 est décédé le 22 août 1874 par suite d'occlusion intestinale. Infirmerie de l'hôtel des invalides
Le 28 04 1712 fut inhumé dans l’église de Pissy à l’extrémité du chœur, vis-à-vis du crucifix, Maître Claude de FONTAINE, prêtre curé de Pissy âgé de 62 ans. Le 28 04 1764 est décédé Martin d’HÉRISSART âgé de 77 ans, prêtre curé depuis 52 ans, fort respecté pour sa probité, son zèle et sa charité, il fut inhumé dans le chœur de l’église prés du Lutrin. Le 3 juillet 1771, en la paroisse de BONVILLERS (Oise) est décédée Haute et Puissante Dame, Madame Marie Louise Françoise Geneviève de SAISSEVAL, veuve de Messire Jean Françoise de CHASSEPOT de BEAUMONT, ancien officier aux aides françaises, capitaine chef du vol du héron de la grande fauconnerie de France, Dame de cette paroisse de Sémicourt et autres lieux. Le lendemain son corps a été rapporté en cette paroisse où il a été inhumé au chœur de cette église.
Le 13 avril 1901 à Pissy, DUBROMETZ Vincent, 36a - DERIQUEHEM Fernand, 38a nous ont déclarés qu'un individu à eux inconnu de sexe masculin paraissant âgé de 70 ans, vêtu d'un paletot en drap marron, de deux gilets en drap gris foncé, de deux pantalons, l'un en drap noir, l'autre en cotonnade à rayures grises, une casquette en forme jockey, une chemise en cotonnade à carreaux rouges et bleues, taille d'un mètre soixante dix centimètres, cheveux et sourcils grisonnants, yeux gris, figure maigre, front large, barbe d'une quinzaine de jours., a été trouvé dans le bois de Pissy ce jourd'hui à deux heures du soir, et après nous être assuré du décès, nous avons dressé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après que lecture leur en a été faite.. Mention marginale. Le 3 juin 1901 à Pissy sont comparus DECLE Edouard, ouvrier de fabrique, âgé de 47 ans demeurant à Breilly (80) et MINAT Léonide Félicie, ménagère 44 ans, demeurant à Quévauvillers, lesquels au vu des objets dont était revêtu l'individu désigné ci-contre, l'on(t) reconnu pour être leur beau-père: BOYELDIEU Auguste Ferdinand, 75 ans, né à Quévauvillers et y demeurant, veuf de BOULENGER Mélanie Clarisse fils de feu BOYELDIEU Floréal et LAMARE Geneviève. Source. Antiquaires de Picardie Le 29 février 1908 à Pissy: BRIOIST Nicolas, 66a, garde-champêtre et DESCOUTURE Irénée, 49a nous ont déclaré qu'un individu à eux inconnu, de sexe masculin, paraissant âgé de 70 ans, vêtu d'un complet usé, d'une chemise à raies rouges et bleues, coiffé d'une casquette grise à rabat, chaussé de forts brodequins, taille d'un mètre 65 environ, cheveux et sourcils châtains, figure forte et pâle, portant toute sa barbe plus grise au menton qu'aux joues, nez assez fort et épaté, menton rond, bouche assez grande ayant encore toutes ses dents à la mâchoire supérieure, est mort dans le refuge de nuit, dans la nuit du 28 au 29 février, ajoutant qu'il a été trouvé sur lui ni dans ses effets, aucun papier de nature à faire connaître son nom et son domicile.. Mention marginale: le 22 mars 1908 sont comparus BALEDENT Ambroisine, piqueuse de chaussures, 39 ans, demeurant à Amiens 38 rue st Germain et FOURDRINIER Alfred, cordonnier, 32 ans, demeurant à Amiens à la même adresse, lesquels au vu des objets dont était revêtu l'individu désigné ci-contre et à la lecture du signalement, l'ont reconnu pour être leur père et ami, BALEDENT Jean-Baptiste sans profession, 70 ans, né à Talmas le 21 01 1838, sans domicile connu, époux de WARGNIER Marie Emerante Eugénie, fils de feu BALEDENT Nicolas et de feue BOUCHER Anastasie.
Transcription de décès le 19 octobre 1849 Le 17 février 1749 est décédé à Toulon, Pierre Victorice LEFEVRE, 29 ans, né à Pissy, tailleur de pierres, fils de feu Honoré LEFEBVRE et de BOULANGER Clotilde Le décès fut déclaré par Pierre METEYER, 45 ans, garde chiourme et Antoine OLERY, caporal au bagne de Toulon. Joséphine DE SAVOYE, domestique chez le comte de GOMER à Quévauvillers, native de Pissy est décédée le 24 novembre 1820 à 8h du soir, s'étant précipitée dans le puits de M. de comte de GOMER dont M. le juge de Paix du canton de Molliens-Vidame ayant été requis pour rédiger le PV, accompagné d'un officier de santé ou il n'y a été reconnu aucune .......qui puisse avoir donné lieu à cette cause, les formalités dûment observées ainsi que l'acte de décès rédigé sur le registre des actes d'états civils de la commune de Quévauvillers. Le 26 novembre 1820 '' Le 25 vendémiaire an IX est décédé accidentellement à Pissy chez la Veuve LAMOLET, cabaretière, chez qui il demeure, FOURMEAUX Jean Michel, 69 ans, mendiant, né à Monchy le-Preux (Artois), Fils de feu FOURMEAUX Michel et de Jeanne Magdeleine DALONGEVILLE. Le 12 Brumaire an 10 à Pissy, est décédé DUMOULIN François, 53a, ouvrier cordonnier, né à Lucheux, demeurant à Pissy. Le défunt a 4 enfants d'un premier mariage, dont les déclarants ignorent la résidence ainsi que leurs prénoms et le nom de leur mère. De son second mariage avec Marie Anne DERIVIERE - 37 ans - (fille d'Honoré et de Marie Anne JEROME il est père d'une autre enfant. Le 08/03/1791 à Pissy est décédé SERÉE Pierre Louis, âgé de 5 jours, fils de SERÉE Joseph Auguste et de POURCEL Madeleine, ''fille''. L’enfant est illégitime, son père est soldat au régiment de Conty et originaire de Tournay en Flandre Le 15 mai 1746 est mort dans la ville d’Amiens, paroisse St Jacques, où il était ouvrier séteur, MAGNIER Louis, âgé de 18 ans, fils de François MAGNIER et de feue Antoinette DESCOUTURE. Son corps a été ramené dans cette paroisse pour l’Inhumation. Le 14 décembre 1772 est décédée à Pissy, Marie MOENNE, âgée de 100 ans. Le 6 janvier 1714 est décédé à Pissy MAGNIER Pierre Claude 23 ans, époux de LAISNEL Cécile Le défunt qui avant sa mort, s'est acquitté de tous les devoirs de chrétien, s'est approché du sacrement de pénitence et d'eucharistie et a reçu l'extrême onction.
À la fin de l’année 1848, l’épidémie de choléra se répandit à Pissy. Le choléra infection intestinale aigüe épidémique se transmet par voie directe fécale, orale ou par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés.
Les services sanitaires de la Préfecture d’Amiens, transmirent aux maires des communes, une liste de ‘’médicaments’’ à se procurer auprès des pharmaciens, pour soigner les indigents de leurs communes.
Le Conseil de salubrité à la demande du maire de la ville d’Amiens transmis aux maires des villages, des instructions sur les précautions à prendre contre le choléra-morbus asiatique. ![]()
A Paris, les registres paroissiaux et d’état civil , étaient conservés à l’Hôtel de Ville de Paris et le double de ces registres au Palais de justice. L’ensemble des documents partirent en fumée lors de l’incendie du 24 mai 1871, soient 8 millions d’actes. C’est à la suite de ces événements que fut créé le livret de famille. Avant cette date il n’existait pas de règle concernant l’orthographe des patronymes. Leurs graphies pouvaient varier dans un même acte.
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Origine des noms propres Les surnoms ou sobriquets furent transformés en nom de famille du 10° au 14° siècle DESCOUTURE : Celui qui habite au lieu-dit ‘’ Couture’’. Nom porté par 82 toponymes dans le département de la Somme dont ‘’La couture de Pissy’’ et ‘’la grande couture’’ à Revelles. LENOËL : Provient du nom de baptême ‘’ noël ‘’ avec l’article ‘’le’’ LEFEBVRE : De Fevre, ancien nom du forgeron, principalement porté en Picardie et dans la région nord. Les variantes proviennent de la confusion de la graphie des V et U. MAGNIER : Principalement porté dans le Nord et en Picardie, nom de personne germanique signifiant force, puissance et armées. DE RIVIÈRE : Désigne celui qui habite prés d’une rivière. JOLLY : Sobriquet en ancien français signifiant au moyen-âge, joyeux, gai ou ardent. DAULT : Principalement porté dans la Somme, celui qui est originaire d’Ault. LAIGUIILON : Nom porté en Picardie .Lieux-dits à Blangy-Tronville, Villers-Bretonneux et Bussy-les-Daours ou surnom donné à celui qui manie un aiguillon pour conduire des bœufs. LEGRAND : Désigne un homme de grande taille. DE VALLOIS : Originaire du Valois dans le centre du Bassin parisien ou vient d’un dérivé de vallon.
Lors de la révolution française puis lors de plusieurs périodes de famine et aussi à cause de l’abus de contremaître auprès d’ouvrières dans les usines au XIX siècle de nombreux enfants furent abandonnés. Les officiers d’état-civil leur attribuaient un seul prénom sans patronyme, et ce prénom révélait leur état d’enfant abandonné. Une circulaire de juin 1812 donnait des instructions pour le choix de ce nom et prénom. Il ne fut pas souvent respecté. Aussi le 31 décembre 1905, le Ministère de la justice – Direction affaires civiles du Sceau rappela aux maires les règles en la matière. Le maire de Pissy accusa réception de ce courrier le 10 mars 1906.
Définition de certains métiers rencontrés dans les actes. Berger : Sous l’ancien régime et au début des années 1800, le berger communal gardait toutes les bêtes du village, qui devaient obligatoirement pâturer dans les prés communaux contre redevance par leur propriétaire (voir agriculture) Chaisier : Personne qui fabrique des chaises et les répare. Chartier ou Charretier : Transporteur de marchandise au moyen de chevaux et de charrettes Clerc Laïc : Il est chargé de seconder le curé dans les tâches des cérémonies de l’église, de rédiger les actes paroissiaux, d’enseigner la lecture et l’écriture aux enfants. Cotonnier : Marchand ou fabricant d’étoffe de coton tissé. Fumiste : Celui qui installe et entretient les conduits de cheminée. Garde messier : Garde préposé à la surveillance des récoltes et au droit de chasser. Ils sont nommés et gérés par une administration appelée ‘capitainerie’ dans les seigneuries importantes. Hongreur : Celui qui castre les chevaux. Marchand estinier : Marchand qui vend des assiettes, plats et moules en étain. Plafonneur : Celui qui fait des plafonds en plâtre. Piqueur aux chemins de fer : Agent technique qui a pour tâche de seconder le conducteur de travaux et de surveiller les ouvriers. Saiteur - saeteur - sayeteur - septeur : ouvrier tissant la sayette (tissu léger de laine fabriqué avec un mélange de soie) Métier principalement exercé à Amiens et sa région depuis 1480 ou les tisseurs d’Arras s’étaient réfugiés à Amiens.
Sur 692 mariages, la profession des épouses n’est indiquée que dans 115 actes. Les femmes n’ont vraiment exercé des métiers qu’à partir des années 1800 et principalement dans le textile
186 maçons ont été rencontrés dans les actes dépouillés. La principale lignée de maçons est celle de la famille ‘’LESOBRE’’. Charles LESOBRE ‘’l’aisné’’ et son frère Jean furent reçus ‘’Maître maçon ’’ le 9 décembre 1665, comme fils de maçon. ![]() Charles LESOBRE ‘’ le jeune’’ neveu du premier Charles et fils de Louis construisit avec son oncle Jean, l’église d’Esserteaux.
Le 2 avril 1682, Charles LESOBRE ‘’l’aîné’’ et son neveu Charles ‘’le jeune’’, maître maçon, passèrent un marché avec François de SAISSEVAL, seigneur de Pissy pour la construction du château de Pissy chez Maître LE CARON notaire à Amiens. Ce marché stipulait que la démolition du bâtiment actuel et la construction du nouveau long de 65 mètres et large de 16 mètres devaient être terminés en septembre 1683 soient 17 mois plus tard. Il était donc nécessaire de disposer d’une main œuvre importante. Un maçon de Pissy était absent lors de la naissance de deux de ses enfants , Il se trouvait en déplacement sur un chantier à Rouen
Le clerc Laïc : était chargé de seconder le curé dans la préparation des cérémonies et leurs déroulements, d’enseigner la lecture et l’écriture aux enfants et parfois de rédiger les actes paroissiaux. Il faisait aussi fonction de chantre lors des offices religieux. Ci-dessous la rétribution mensuelle de l’instituteur voté en juillet 1836 par le Conseil Municipal d’un village de la Somme. Cette rétribution était à la charge des parents. Élèves abécédaires : 0 Fr. 30 Élèves qui lisent le latin : 0 Fr. 45 Élèves qui lisent le français et écrivent : <0 Fr. 60 Élèves qui lisent le français, écrivent, calculent, et reçoivent des leçons de grammaire 0 Fr. 80 Pour les élèves qui recevront en plus des leçons de géographie, d’histoire, de chant et de dessin linéaire : 1 Fr. En 1805, le Conseil municipal de Pissy vota le traitement du curé (ministre des cultes) et de l’Instituteur (chantre). Ce dernier était chargé d’apprendre à écrire et compter aux enfants, mais aussi leur enseigner le catéchisme et il devait chanter les offices religieux. Traitement du curé et du chantre.
Clerc Laïque Avant 1758 : DESCOUTURE Jean En 1785 : DEVILLERS Jean Baptiste Toussaint Instituteurs publics En 1806 et 1817: BLANDIN Jean louis En 1813 : ² HAUTECOEUR Godart En 1833 - 1836 et 1851 LEFEBVRE Jean Baptiste Magloire En 1859 et 1862 MARCHANT Frédéric En 1872 – 1873 – 1876 et 1881 PECQUET Fidéle Emile Etienne (originaire de Long) En 1906 et 1911 : CAVILLON Stephen (originaire de Vaux en Amiénois) En 1921 : DOMINOIS Geneviève (originaire d’Esserteaux) En 1924 : Mme HOBBO En 1926 : VÉRITÉ Suzanne épouse LONGATTE (originaire d’AMIENS) En 1936 : PALMIERI Marie (originaire de Bastia) En 1936 : COLOMBIER Modestine (originaire d’Épenancourt) En 1937 : Mme DUFLOT En 1938 : Melle GENCE En 1951à 1976 : Melle SAUVÉ Institutrices libres En 1872 : JOLIE Marie En 1911 et 1921 : LIMICHIN Clara veuve BILLANDEL (originaire de Beaucamps-le-vieux) Institutrice au château de Pissy En 1924 : Melle REV
En 1789 les habitants de Pissy rédigèrent des plaintes et des demandes destinées à l’assemblée des communes du Bailliage d’Amiens chargée d’élire des députés pour rédiger des cahiers de doléances et les représenter aux États généraux.
La Fabrique était la communauté de membres élus, chargés de gérer les recettes et les dépenses d’une église. Sous l’ancien régime, l es membres de cette communauté se nommaient ‘’marguilliers’’ et étaient élus chaque année par l’ensemble des paroissiens. Les revenus : Les revenus provenaient des quêtes, offrandes, dons en nature, loyers et fermage, legs et aussi de la location des sièges de l’église. Les dépenses : Les dépenses consistaient en construction et réparation des édifices religieux, de calvaire l’achat de mobilier, d’ornements religieux, d’argenterie, de cierges pour la paroisse.
Registre aux délibérations du Directoire du Département de la Somme du 17 juin au 30 avril 1791 Déclaration des revenus de la cure. En 1791, c’est le prêtre curé Jean Baptiste JOVELET qui rend compte des recettes de la paroisse de Pissy au 4° bureau du Directoire départemental de la Somme. Ceux-ci avaient été approuvés par la municipalité. Les revenus de la cure s’élevaient à 1600 livres y compris 80 livres pour la valeur de paille d’avoine, auquel il est demandé de déduire les 320 livres d’imposition du fumier, et que l’imposition ne s’élève qu’à 1280 livres. La municipalité de Pissy déclare que le revenu de la cure sera de 1550 livres.
‘’ Vu et …..prise du compte rendu par Mr Jovelet prêtre curé de Pissy du produit et revenu de sa cure pour l’année 1790 duquel il résulte que la recette s’est élevée à 1600 f y compris 80 f. pour la valeur des pailles d’avoine et dépouilles qui avaient été ……., et la dépense non compris les impositions et les fumiers à celle de 320 f. pourquy le produit net de la dite cure se trouve élevée à 1 280 f. Vu la déclaration de la municipalité par laquelle elle approuve ledit compte, déclare et arrête que le revenu annuel et commun de ladite cure …. au nom de la loy de 10 années …..dans 14 est de la somme de 1550f. ‘’
Taille et capitation en 1788 pour la paroisse de Pissy
Pour l’année 1788 le montant de la taille et ses accessoires à verser s’élevait à 1 238 livres 1 sol et la capitation à 729 livres 18 sols. Ces montants étaient répartis entre les habitants au prorata de leurs revenus. La taille La taille royale perçue au profit du Roi est un des impôts le plus important de l’ancien régime, créé en 1439 pour financer l’Armée française durant la guerre de 100 ans, des accessoires furent ajoutés au cours du temps. Le clergé et la noblesse en étaient exemptés. La capitation. Pour limiter les exemptions et les privilèges, la capitation du dixième puis du vingtième fut crée. La capitation était un impôt par tête. En 1789, la capitation représentait 1/11° du revenu des imposables et 1/90° du revenu des privilégiés.
La défaite de Sedan et la capitulation de Napoléon III, provoquèrent le 4 septembre 1870 la chute du second Empire et la III république. La guerre franco-allemande opposa du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, la France et les états allemands coalisés sous l’égide de la Prusse.
Le 27 novembre 1870, le 1er corps allemand infligea à Amiens une défaite aux trois brigades du 22° corps français. Un des engagements eut lieu à Dury, avec des troupes disparates. Pendant le combat à Dury, le chirurgien de la garde mobile, le docteur Victor AUTIER et sa fille Victorine, infirmière, soignèrent les soldats français avec des moyens de fortune. Victorine AUTIER mourut d’épuisement peu après la fin du conflit.Le corps de musique fut chargé de transporter des blessés. Du côté prussien, le service de santé s’était installé à Sains-en-amiénois, la Croix rouge prussienne était bien organisée et bien équipée en médicament comme la morphine.
Occupation et Réquisitions Les troupes prussiennes occupèrent Pissy lors de leurs passages dans la commune du 30 septembre 1870 au 2 mars 1871.Les habitants furent contraints d’héberger les soldats et les chevaux. Les officiers furent logés au château. Les officiers estimant que leurs hommes n’étaient pas assez nourris réquisitionnèrent des moutons, des vaches, du beurre, du pain en plus de leur logement et leur nourriture. Observations annotées sur le bordereau récapitulatif des demandes de dédommagements des pertes subies par les habitants de Pissy ‘’ Les reçus des Prussiens joints consiste(nt) en réquisition ou passage nous ont été donnés écrits en allemand. Il n’a pas été possible avant la ………de savoir s’ils étaient exacts. Lorsqu’ils ont consenti à accepter ceux donnés par le Maire, les erreurs n’ont pas été possibles. Il y a eu des officiers de cavalerie qui m’ont donné des reçus d’avoine sans faire mention de la paille et du foin consommés ou du nombre d’hommes et de chevaux entre autres, les reçus portant les n° 7 et 9 du 20 janvier et 14 février . Après le 2 mars à l’exception du 1er séjour dont on est parvenu à grand peine à obtenir un certificat, les officiers ayant la prétention de nourrir leurs hommes suffisamment n’ont jamais donné de certificat . Ce dernier état est parfaitement exact ….été établi sur le compte ouvert à chaque habitant de la commune dont les déclarations étaient reçues après chaque passage de troupes ‘’ Le maire de Pissy Pour complémenter la nourriture des soldats prussiens, le village dut leur fournir des 21 moutons, 3 vaches et 1 porc, du beurre, du pain et des œufs. Tarif servant de base aux remboursements des pertes subies. Graines et fourrage.
Logement et nourriture des troupes
Détail des fournitures et hébergements Victor DAULT a fourni 3 kg de pain et un mouton Dédommagements Des tableaux détaillant les participations de chaque habitant et un tableau récapitulatif furent fournis aux autorités pour dédommagement. Les pertes ne furent pas entièrement indemnisées, seuls 75 % du prix des bestiaux et 20 % du coût des graines et des fourrages leur fut remboursé.
Les réquisitions à Pissy: Autres dommages : Réquisitions non justifiées : 1 216 frs Faits de guerre 80 frs Occupation des troupes 245 frs Siège de Péronne Un cheval appartenant à Gustave DESMAREST est mort au siège de Péronne. Pour trois hommes, Gustave DESMAREST, Alcindor HAUTCŒUR et Jacques DESCOUTURE perçurent 70 frs.
Des contributions, impôts, amendes furent versées aux chefs militaires ou au Préfet prussien par l’intermédiaire du maire d’Amiens. 109 contribuables de Pissy versèrent des impôts à l’occupant et subir des réquisitions en nature. Les plus importants contribuables de Pissy Prolongation de l’occupation Après la signature de l’armistice le 29 janvier 1871, des troupes allemandes stationnèrent à Pissy jusqu’au 11 juin 1871. 2° uhlans 2 au 16 mars 68 ° de ligne 19 mars au 26 avril - Hussards 27 mai au 1er juin Train 10 au 11 juin Troupes allemandes qui ont logé dans la commune de Pissy depuis le 2 mars jusqu’à l’évacuation.
Lors de manœuvres des troupes françaises du 2° corps d’armée, des dommages furent occasionnés aux cultures. Des demandes de dédommagement furent déposées Registre des déclarations de dommages occasionnés par les manœuvres du 2° corps d’armée sur le territoire de cette commune. N°1. Je soussignée, Vve Quentrier, meunière demeurant à Pissy, déclare que les troupes lui ont occasionnés des dommages dans une pièce de verdure site terroir de Pissy, au lieu-dit – la vallée d’Amiens – et réclame vingt cinq francs d’indemnités. Pissy, le 14 7bre 1882 V Quentrier. N°2. Je soussigné Meulin Léon, cultivateur demeurant à Seux, Déclare que les troupes lui ont occasionnés du dommage dans une pièce du terroir de Pissy au lieu-dit – le Hamel de Seux- et réclame ….. 1-Situation géographique 2-La situation administrative 3-La population 4-Les sources 5-L'église 6-Les Curés de Pissy 7-Les Naissances 8-Les Mariages 9-Les Décés 10 - Patronymes 11- Les Métiers 12 - L'instruction 13 - Les Cahiers de Doléances 14 - La Fabrique de Pissy 15 - Les Impots 16 - La Guerre Franco Allemande1870 17 - Passage de troupes Françaises Marie France GOURDAIN MALTZKORN RETOUR VILLAGES |
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