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CORBIE


Histoire de Corbie
Situation géographique

Corbéens et Descendants
Les Maires
Population
Paroisses & Patronymes
Les Graffitis de l'église De La Neuville
Les Cloches de Corbie
Bibliographie
Tables Mariages Corbie 1793.......1906
Liste éclair Corbie A-D
Liste éclair Corbie E-L
Liste éclair Corbie M-Y


Abbés Moines
Le Pain à Corbie
Une leçon de Pacifisme
Les rois à Corbie
La Bibliothèque
Les saints de Corbie
La Chasse aux cygnes
Le siège de Corbie
Corbie & l'ile Bourbon
Les fortifications
L'abbaye
XIII Centenaire Abbaye
CORBIE

Corbeia - Corbegia - Corbia - Corbye - Corbeyre

   CORBIE ,
Habitants: "les Corbéens "
Arrosée par la Somme canalisée
l'Encre (ancienne corbe- Corbeia)
et la rivière de la Boulangerie
 
 Armoiries
d'Antoine de Caulaincourt
official et non Abbé
   D'or à 3 corbeaux de sable
- 2 et 1

L' Abbaye royale St Pierre De Corbie


La reine Bathilde

Corbie fut le siège d'une célèbre Abbaye.

C'est la mère du roi mérovingien Clotaire III alors âgé de 8 ans , Sainte Bathilde qui durant sa régence , fonda cette abbaye par plusieurs chartres de l'an 657 à 662 sous le patronage des saint apôtres Pierre et Paul et de Saint Etienne premier martyr . Elle abandonna au profit de l'Abbaye la terre de Corbie et ses dépendances qui étaient du domaine de la Couronne (22 000 ha de terres) avec le titre de Comté ce qui fit de l'Abbaye une seigneurie et du supérieur du monastère un Comte .


Statue de Sainte Bathilde
dans les jardins du Palais du Luxembourg

Les terres de l'Abbaye s'étendaient du nord de la Somme au Sud de l'Authie, de l' Etoile jusque Bray sur Somme , Airaines, Aubigny, Bapaume, Beaurain, Beauval, Bucquoy , Canaples , Chipilly , Doullens , Fiéves, Fouilloy, Gentelles, Lucheux , Miraumont , Monchy ,Outrebois, Pozières , Talmas, la forêt de la Vicogne jusque l'Artoins , Wailly, et Warlus en aleux ..



Comté de Corbie en 1186

Une chartre de Clotaire du 23 décembre 662 exempte les moines de Corbie ou leurs agents , pour le présent et pour l'avenir, de payer dans toute l'étendue du domaine du Roi , les droits de Tonlieu, de Pontage, de rouage et autres que les receveurs du fisc avaient le droit d'exiger pour le transport des marchandises, le passage des ponts, les voitures, les chevaux etc …..



Les armoiries des l'Abbé-comte étaient :
"de France, à l'écusson d'or, timbré d'une couronne comtale, chargé d'une crosse d'azur, en pal , de deux clés de gueules, adossées et passées en sautoir et d'un corbeau de sable en pointe."

A cette dotation fut joint le tonlieu de Fos (sur mer) avec le transport gratuit des marchandises , épices et des fournitures pour le scriptorium . Ces taxes perçues en nature sur les marchandises du port et transportées à l'Abbaye comprenaient : 10 000 livres d'huile d'olive - 30 muids(*) de garum (saumure de poisson nuoc man ) 30 livres de poivre - 150 livres de cumin - 2 livres de clous de girofles - 1 livre d'écorce de cannelle - 2 livres de nard (parfum) - 30 livres de Costus (vin cuit ) - 50 livres de dattes - 100 livres de figues - 100 livres d'amandes - 10 livres de pistaches - 100 livres d'olives - 50 livres d'hidrio ( aromate) - 50 livres de poix chiches - 20 livres de riz
et pour le scriptorium :
10 livres de piments dorés - 10 peaux huilées - 10 peaux de Cordoue - 50 mains de papyrus -
Ce trajet comportait 10 relais et le transport nécessitait : 10 chevaux de selle et leurs cavaliers - 15 chars attelés -

En 662, la Reine fit venir 60 moines de Luxeuil en Franche-comté pour développer cette Abbaye sous la règle de St Colomban ( règle très sévère puisque la sanction pour une toux , un baillement , chanter faux, lêcher sa cuillière sans se signer était puni de 6 coups de baton ) puis la règle de St Benoit un peu moins rude y fut introduit.
Les moines de luxeuil apportèrent avec eux les premiers ouvrages de la bibliothèque ..
Ste Bathilde mourut en 1680 au monastère de Chelles qu'elle avait également fondé.
(*) 1 muid équivalait à environ 200 litres pour les matières sèches et 270 litres pour les liquides.



LES ABBÉS , LES MOINES ET LE PERSONNEL DE L'ABBAYE

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76 abbés se succédèrent à la tête de l'Abbaye jusque la révolution



Les privilèges et les revenus attachés à l'Abbaye incitèrent d'importants personnage à postuler la charge d'Abbé de l'Abbaye de Corbie dont . François de Maillé-Brézé - Louis 1 de Bourbon - Charles 1 de Bourbon cardinal de Vendôme frère du roi -
Charles II cardinal de Bourbon-Vendôme fils de Louis Prince de Condé - Louis II de Lorraine ,cardinal de Guise - Henry II de Lorraine Duc de Guise -
Le Cardinal Mazarin - Philippe II , prince de Savoie - Paul d'Albert cardinal de Luynes
.

Vers le milieu du XVIII° siècle la ville a perdu de son opulence . Elle ne perçoit plus que des droits d'octroi et de marchés .
L'Abbaye reste très riche et puissante mais les nobles abbés ne demeurent pas à Corbie mais s'octroient tous les revenus de l'Abbaye d’où ce dicton :.

Qu'il pleuve, qu'il vente
L'abbé de Corbie a rente


En janvier 822, Adhélard rédigea des statuts à l'intention des moines .la VIII année du règne de Louis le débonnaire .Rédigés en deux livres ,
ils concernaient la police extérieure du monastère et l'observance et la discipline des mœurs à l'intérieur. Ces statuts nous permettent de connaître les professions liées à l'Abbaye classées en 6 classes
1ere classe : 42 domestiques attachés à l'Abbaye -

2eme classe : Ce sont les religieux qui au nombre de 350 en 822 et atteignaient 400 avec les hôtes religieux en déplacement .
( Prévost - circateurs - Trésorier - Custode ou Garde - 2 professeurs pour l'école externe du monastère )
Les officiers chargés du temporel : le chambrier - 1 cellerier pour les cuisine - 1 autre pour les boissons - le sénéchal - le pannetier qui fournissait chaque jour
450 pains de 3 livres et demi
- plusieurs portiers - des hospitaliers - l'intendant des jardins cultivés par les serfs .
Chaque jardins étaient entretenus par les villages suivants : Wagny et Chipilly - Ville sur Corbie - Aubigny et Cerisy - Ver et Taizy

3eme classe: les vassaux de l'Abbaye qui avaient un appartement dans le monastère , étaient chargés de faire le service de Guerre pour l'abbaye, i
ls disposaient de 2 domestiques .

4eme classe :Les hôtes qui séjournaient à l'Abbaye, le portier, et dix domestiques pour leur service

5eme et 6eme classe: 150 clercs et laïques dont 7 clercs pour préparer les offices - des clercs attachés à toutes les fonctions de l'Abbaye - et diverses officines ou travaillaient et logeaient les artisans suivants : 3 ouvriers en cuirs ( Cordonniers et bouliers ) - 2 chartiers - 1 foulon 6 ouvriers en fer et en bois ( maréchaux ,serruriers, charrons ) - 2 orfèvres - 2 ouvriers en cuir - 2 faiseurs de boucliers et armes pour l'usage des vassaux Des préparateurs de couvertures de livres - 1 parcheminier - 1 émouleur - et 3 fondeurs . 3 artisans au services de la cellerie et de la dépense - 2 pour la porte - 1 pour l'infirmerie - 2 gruriers - 1 pour la boulangerie - 1 pour l'autre porte - 4 charpentiers - 4 maçons ou tailleurs de pierres - 2 médecins - Ils étaient nourris et habillés par l'Abbaye .
A l'extérieur de l'Abbaye étaient occupés aux travaux suivants : 12 pour les moulins - 6 pour la pêche - 2 aux écuries - 8 aux jardins - 7 à la burie ( Buanderie )2 à la pépinière - 2 bergers - 5 aux viviers - Ces viviers se trouvaient à Wagny - Chipilly - Ville - Aubigny - Cerisy - Vers - et Taizy.

LES VASSAUX
Les hommes liges de l'Abbaye combattirent sous l'étendard de l'Abbé de Corbie pour défendre le Roi , contre les Normands, à la bataille de Crécy,
à Bouvines (où ils sauvèrent avec le sire de Boves le roi de France Philippe-Auguste des allemands en le remettant en selle ) et contre les flamants .
Les abbés malgré leur fonction participèrent à certaines batailles

En 1253 , la population était si importante que pour une expédition militaire, Corbie fournissait 400 sergents alors que Paris et Amiens n'en fournissait que 300

Le PAIN à CORBIE
HISTOIRE DU PAIN A CORBIE
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Extrait de la Conférence (MF Gourdain) du 25 avril 2011 - 12 siècles de boulangerie à Corbie

L'abbaye :
ADALHARD, cousin de CHARLEMAGNE , abbé de Corbie , réglementât en 822 le fonctionnement de l'Abbaye .
Le garde du pain ou " pannetier " était le moine chargé de la distribution du pain et de l'intendance de la boulangerie .
Il devait fournir chaque jour 450 pains de 3,5 livres pour les besoins de l' abbaye, abbés, moines, visiteurs et pauvres .
Le sénéchal responsable de l'approvisionnement, lui remettait chaque année 5 500 muids de grains en farine composée de 3 650 muids d'épeautre et 1850 muids de froment soit 15 muids par jour .
( 1 muid valait environ 1850 litres, variable suivant les régions ) .
L'abbaye de Corbie était propriétaire des moulins et des fours à pain .
Extrait de la "coutume" de Corbie, règlement de la vie civile.
" item , tout li four et li molin de ledite ville sont à ladite église, et ne peut nules faire fourniaux à cuire tartes ou pastez ou séminiaux sans congiés,
et sont tous ses banniers, car il ne puet aller à autres fours ne à autres molins que as siens "


Par le versement d'un fermage en argent et en nature à l' Abbaye , le fermier du four banal disposait de l'utilisation des fours .
Les boulangers et les Corbéens étaient obligés d'utiliser ces fours contre rétribution en nature .

Les corbéens se plaignaient de ce monopole et des coûts d'utilisation prohibitifs .
Pour régler les loyers des baux des fours banaux , les fermiers exerçaient un autre métier .
Roland BERNARD - 1635-< 1685 - maréchal-ferrant
Pierre GOUBET - 1640-1719 - maître tisserand de toiles
Antoine CAUSSIN - 1660-1705 - maître boucher
Jean FONTAINE - 1655-1718 - marchand boulanger
Jean COURCELLE - 1685-1727 - vitrier
Jean BOULNOIS - 1696-1766 - maître charpentier
Jacques Raymond BOULANT - 1735->1761 - messager et jardinier

Corbie et Saint HONORÉ
HONORÉ, évêque d' Amiens de 554 à 600 est né à Port-le-Grand près d' Abbeville .
Fêté le 16 mai, il est le patron des boulangers, pâtissiers, meuniers, marchands de farine et fleuriste .
Inhumé dans son village natal, ses reliques furent ramenées à Amiens en 1060 par Guy de PONTHIEU, évêque d' Amiens .
Le tympan du portail de la Vierge dorée de la cathédrale d'Amiens retrace sa vie .
En 555, LUPICIN prêtre d' Amiens et curé de Sains ( en amiénois) découvrit les reliques des martyrs GENTIEN, VICTORIC et FUSCIEN .
HONORÉ se rendit avec des fidèles sur le lieu de la découverte .


Découverte des reliques de St GENTIEN .

- En 893 FRANCON, abbé de Corbie se procura ces reliques . Avec la complicité de son frère, comte d' Amiens et de l'évêque qui avaient quitté la ville,
il se rendit la nuit à Amiens, accompagné de vassaux et subtilisa les reliques . Pourchassés par des amiénois armés, ils furent protégés par un épais brouillard qui les enveloppa .
Ce vol est appelé "translation" !!!!!
Ce sont ces reliques qui furent transportées chaque année de Corbie à la route de Daours à Amiens, pour la cérémonie de l'Indict .
(Voir une leçon de pacifisme )

La construction de la cathédrale d'Amiens débuta en 1220 à l'initiative de l' évêques EVARD de FOUILLOY .
Le 15 septembre 1240 pour pallier au manque de moyen financiers pour continuer les travaux, Arnoul DE LA PIERRE évêque écrivit à Hugues 43 éme Abbé de Corbie
pour obtenir l'autorisation de transporter la chasse de St HONORÉ dans les villages dépendants de l'abbaye afin de récolter des aumônes pour continuer la construction .


Procession des reliques de st Honoré

DERICQUEBOURG une famille de boulangers sur 12 générations :
En 1560, le roi François II , interdit la chasse dans les terres ensemencées de début mars aux vendanges . Dans les années 1560-1569 , suite à des étés pourris et des hivers rigoureux , le prix du blé augmente fortement .
En 1565 un sétier de blé (environ 152 litres) atteint 10,70 livres tournois, en 1569 le prix redescend à 5,49 livres tournois le sétier .
Les paysans et les boulangers doivent emprunter de l'argent pour acheter du grain et de la farine .
Le 1er juillet 1561 Nicolas DE RICQUEBOURG, boulanger à Corbie, doit emprunter devant notaires royaux à Amiens , 75 livres tournois en monnaie de Nesle à Florent LE NOIR
pour payer le blé livré par ce dernier .
Le contrat stipule qu'il engage pour ce prêt ses biens et héritages et même son corps (emprisonnement en cas de non paiement de la rente) .
De nombreux descendants de Nicolas DERICQUEBOURG seront boulangers ou alliés à des boulangers ou meuniers tant à Corbie qu'à Amiens .

Baptême du Roi de Rome :
Napoléon François Joseph Charles surnommé l'aiglon, fils de NAPOLÉON né le 20 mars 1811, fut baptisé le 2 juin 1811 .
Cet évènement donna lieu à des festivités dans les villes françaises dont Corbie .
Dans sa séance du 13 mai 1811, le conseil municipal de Corbie votât un budget pour cet évènement .
Le quart de ce budget soit 90 francs fut consacré à l'achat de 150 pains de 2 kilogrammes destinés à être distribués aux pauvres et aux indigents .


Distribution de pains aux pauvres

Règlement de police de la ville de Corbie :
En 1813 un règlement de police de la ville de Corbie est élaboré .
Article 21 , " tous les marchands, boulangers et cabaretiers sont tenus de vendre leurs denrées comestibles et liquides aux mesures du "sistème" décime
ordonné par l'arrêté des consuls du 19 brumaire an 9 ,ceux qui vendront aux anciens poids et mesures payeront une amende qui sera …. .
La première fois de 100 francs et de la qualité du droit de patentes des vendeurs si ce droit est de plus de 100 francs ;

Article 22 : " Les délinquants aux termes de l'article précédent seront en outre condamnés à la détention de police municipale ,
et en cas de récidive seront renvoyés à la police correctionnelle ( loi du 22 juillet 1791 - titre 1er, article 23 ) "

Article 25, stipule que les boulangers et meuniers ne pourront acheter du grain que 2 heures après l'ouverture du marché au bled pour ne pas gêner l'approvisionnement des corbéens .
Article 26 fait obligation aux boulangers d'utiliser les nouveaux poids du système métrique mis en place .
Ce règlement de police fut approuvé le 27 août 1813 par le Préfet de la Somme , or le système métrique mis en place à la révolution
afin d'unifier toutes les mesures sur le territoire, malgré son abandon de 1812 à 1830 .

Juin 1817 - famine à Corbie :
En 1812 , Corbie compte 2073 habitants dont 16% de veufs et 42 % de veuves ( guerres napoléoniennes) .
En 1817 suite à la cherté excessive du pain , la classe indigente ne peut subsister malgré son travail .
Plus de 900 pauvres sont inscrits en mairie . Pour subvenir à leur besoin jusque la moisson ,
le conseil municipal demande que les personnes quelques peu aisées , versent une offrande au percepteur , pour être utilisée en secours alimentaire .


Offrande au percepteur

De nombreux procès pour vol de blé se sont tenus à Amiens à cette époque .
Les justiciables étaient condamnés à l'exposition au carcan et à 5 ans de prison .
Des récidivistes furent envoyés aux galères .

1849- épidémie de choléra
Le choléra s'est déclaré dans le faubourg de la Neuville, la nuit du 14 août 1849
. Le premier malade fut Pierre HYOT âgé de 60 ans. En 15 jours 14 décès furent constatés à la Neuville .
L'épidémie atteignit Corbie le 23 août .
A la demande de la Préfecture, les municipalités désignèrent des boulangers pour fournir du pain aux malades épidémiques et aux indigents convalescents .
Liste des boulangers et quantité de pain fourni ( le dossier de Corbie ne comporte pas cette information )
M Lhomme- Lefebvre boulanger à Corbie : 251 kg de pain aux 52 malades d' Aubigny .
M Dubois Ravin , boulanger à Amiens : 70 kg de pain aux indigents de Bussy les Daours .
M Gadiffet , boulanger à Daours : 120 kg de pain aux indigents .
C Guilbert épicier boulanger : 91 kg de pain à 20 personnes à Fouilloy .
A Baudelocque : 155 kg de pain à 29 convalescents de Heilly
Letierce-Gadiffet : 14 kg de pain pour 2 adultes et 2 enfants à Villers-Bretonneux, village peu touché par la maladie .

Guerre de 1870 :
Le conseil municipal ayant constaté que des enfants de moins de 13 ans sont employés à des travaux de terrassement et de voiturage à bras décide en décembre 1870
que ces enfants à l'école seront renvoyés à l'école et s'engage a leur fournir 1 kg de pain par jour en justifiant de leur assiduité .


Fourniture de pain aux enfants

1892 - boulangerie coopérative à Corbie :
A la suite d'une importante augmentation du prix du pain, un groupe de corbéens décide de créer une boulangerie coopérative sur le modèle de celle de Moreuil .
Ch N HAVET , boulanger à la Neuville se proposa de fournir du pain au même tarif que les boulangeries coopératives .
En septembre 1892, les membres de la commission chargée de l'installation de la boulangerie furent désignés :
MM Léon CURÉ, Zéphir MARCILLE , BINAND, MALBRANQUE, BULLOT-BOUTMY, Marcel GOULU, LAIGNEL- LEGRAND, MERLIER .

UNE LEÇON DE PACIFISME
La cérémonie de l'Indict
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Dans le courant du 10°siècle et au début du 11°, époque d’anarchie et de guerres, les gens d’Amiens et de Corbie, leurs dirigeants surtout, vivent plutôt en mauvaise intelligence. Les moines de Corbie se plaignent d’usurpation de terres ou de droits, commises à leur détriment par les comtes d’Amiens. L’un se serait emparé indûment de la terre de Warloy-Baillon , un autre du domaine de Sailly-Laurette . De là des querelles, des exactions, des actes de violence. Ajoutez à ces maux les famines, les pestes si fréquentes au moyen-âge et vous aurez une idée de la condition misérable des habitants de notre région. L’année 1021, disent les annalistes du monastère fut particulièrement malheureuse : pluies continuelles, disette, famine, incendies.

Décidés à mettre un terme à tant de malheurs qu’ils s’imaginaient être le châtiment de leurs fautes et de leurs divisions, les Amiènois et les Corbéens décidèrent de faire et de jurer la paix entre eux.

Ils se donnèrent rendez-vous dans la plaine entre Daours et Corbie, à la limite des deux comtés d’Amiens et de Corbie pour se réconcilier solennellement et prendre d’un commun accord, à la face du ciel, sur leurs plus précieuses reliques l’engagement de résoudre désormais par des moyens pacifiques les différents qui pourraient s’élever entre eux.

Cette rencontre mémorable aurait eu lieu pour la première fois en 1022.

Elle se renouvela pendant plus de deux siècles sous le nom de Fête de l’Indict ou du Lendit.

Voici en quoi elle consistait :

Au jour fixé, le jour de la Saint Firmin, le 25 septembre, une double procession partait d’Amiens et de Corbie pour se rendre à la limite des comtés, en un endroit où l’on pouvait voir au bord de la route qui mène de Daours à Amiens une croix de fer entourée de quelques arbres  et désignée sous le nom de Croix de l’Indict.

Là s’accomplissait la cérémonie de paix et de foi au milieu d’une grande affluence du peuple, ecclésiastiques et fidèles, venus avec leurs reliques les plus vénérées Saint Firmin et Saint Fuscien pour Amiens, Saint Adhèlard, Saint Précord pour Corbie .

Dans la grande plaine, devant des autels dressés par avance, on réglait pacifiquement les différents non seulement de ville à ville mais de particulier à particulier, on réconciliait des ennemis, on faisait la lecture des traités de paix jurés et on les confirmait, puis par des prières alternées avec les cantiques pour célébrer  la puissance divine et implorer sa protection.

Essentiellement religieuse à ses débuts, la réunion de l’ Indict se transforma peu à peu en une fête où les préoccupations mercantiles et les divertissements profanes prirent la place des serments d’union et des actes de piété. On oublia les reliques, les traités, les serments, les prières, et on continua d’aller à l’Indict surtout pour s’amuser. La fête devint l’occasion de désordres tels que le clergé fit entendre de vives protestations. Aussi fut-elle supprimée par l’Abbé Raoul en 1248 .

(*) Indict nom donné à la croix et à la procession du mot latin « Indictus » qui signifie « qui n’a pas été plaidé »

 

Le vœu de l’auteur

Des malfaiteurs ont renversé la croix de l’ Indict au début de ce siècle. Il ne reste que le tertre entouré d’arbres où elle était érigée. Nous espérions bien qu’un jour viendra où l’on placera au même lieu un monument, si modeste soit-il, afin de rappeler aux passants qu’il y a neuf siècles, en cet endroit mémorable Amiénois et Corbèens s’unirent dans un magnifique élan de fraternité et surent donner dans un temps de désordre et de violence une salutaire leçon de pacifisme et de concorde.

 

Réalisation du vœu

( extrait du bulletin municipal n° 23 de juin 2004)

En 1980 Albert Bécard, maire de Camon et Jacques Foucard, conservateur  délégué des antiquités et objets d’arts de la Somme sont à l’initiative de la remise en place de la Croix de l’Indict  ou du Lendit.

La nouvelle croix est érigée sur un point géodésique situé sur la route de Corbie qui permet de découvrir un vaste panorama où l’on voit Villers-Bretonneux, le mémorial australien, Allonville, Glisy et bien sûr la cathédrale d’ Amiens et la Tour Perret .



Croix de l'Indit Croix Ecriture

LES ROIS A CORBIE
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Au cours des siècles de nombreux roi accompagnés de leur cour se rendirent à Corbie
Charlemagne, cousin d'Adhélard , abbé de Corbie s'y rendit à plusieurs reprises
Il offrit une médaille dite " médaille de Charlemagne " faite avec un morceau de la vraie croix par le Pape Léon III. Lors des visites des rois de France à Corbie, ceux-ci portèrent cette médaille jusque Henri IV et Louis XIII. Charlemagne fit emprisonné dans l'Abbaye, Didier le roi des lombards et son épouse
Charles le chauve de rendit en pèlerinage à Corbie -Il fit don au monastère des droits de péage du pont de Daours .
Il fit enfermer au monastère de Corbie son fils Carloman en 875 après l'avoir rendu aveugle .

Les autres rois de France à Corbie
Henri Ier en 1041
Philippe Ier en 1065 .
Louis VII le jeune en juillet 1151 - en 1172
Philippe-Auguste en 1180
Louis IX - Saint Louis - en 1263 accompagné de son frère, son fils et l'Empereur de Constantinople
En 1392 Charles VI et sa cour y attendirent le roi d' Angleterre qui ne vint pas et se fit représenter par ses oncles .
Les Ducs de Bourgogne

Au cours du XV° siècle, Corbie dépendit de la maison de Bourgogne et les ducs y virent
Jean Sans Peur en 1418
Philippe le Bon en 1429 - 1430 et 1434
Charles le Téméraire en 1471 le jeudi saint
A nouveau les rois de France

Charles VIII et son épouse Anne de Bretagne en 1493
Louis XII en 1513 en Septembre, Novembre et Décembre pour se défendre contre une attaque anglaise .
François Ier fit de fréquentes visites à Corbie proche d' Heilly d'où était originaire Melle de Pisseleu sa favorite - En 1517 , il était accompagné de son épouse et de sa mère Lors de l'été 1527 - , il assista au feu de St Jean à Corbie le 23 juin 1535 Le 2 juin 1539 - en octobre 1541 et 1545 .
Henri II en 1548
Henri IV en 1594 et en 1597 lors de la prise d' Amiens
Louis XIII : 2 juin 1632 - 9 juillet 1639 - les 19 et 20 juin 1640
En 1938 Georges VI roi d' Angleterre et son épouse la reine Elizabeth pour l'inauguration du mémorial Australien



LA BIBLIOTHÈQUE DE L ABBAYE DE CORBIE

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Elle était composée de deux parties .
Celle contenant des armoires et des coffres qui renfermaient les différents documents, livres, rouleaux provenant de Luxeuil, d'Italie, d'Irlande et d'autres abbayes par échange pour recopie St Riquier de Péronne, St Martin de Tours et Fleury

Le "scriptorium" où durant plus de trois siècles, les moines de l'Abbaye travaillèrent au déchiffrage et aux copies de textes religieux historiques et littéraires de l'Antiquité, de l'ancien et du nouveau testament dont certains exemplaires richement enluminés se trouvent aujourd'hui à la bibliothèque nationale (75 manuscrits) , à la bibliothèque municipale d'Amiens(300 manuscrits ) , à la bibliothèque de Léningrad et des rouleaux de parchemin à la bibliothèque de Berlin . Des manuscrits se trouvent également au Vatican, à Florence à Londres, Cambridge, Oxford, Durham, en Suède à Stockholm, à Morgan aux USA, à Leyde Pays-Bas , à Douai, Troye, Montpellier mais aucun à Corbie

Les moines de Corbie sont à l'origine de l'écriture minuscule carolingienne. Dans " la Bible de Maudramne" manuscrit de Corbie du VIII° siècle on rencontre pour la première fois cette écriture "la caroline" minuscule d'imprimerie , encore utilisée aujourd'hui.



Extrait d'un psautier de Corbie du IX siècle

LES SAINTS CORBEENS

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St Adhélard, petit fils de Pépin le Bref , cousin de Charlemagne , fut Abbé de Corbie de 780 à 815 et de 821 à 826 .Natif de Huy près d'Audenarde en Belgique , il fit don à l'abbaye 25 villes et villages situés en environs de Cologne, Leyde, Louvain et Tournai. Le 81° abbé de Corbie , Charles de Bourbon vendit ce patrimoine à bas prix.

Pitre Joannes Vandenhaute, brasseur, natif de la même ville en Flandres, un millénaire plus tard, vint également à Corbie où il épousa en 1747 une aubergiste. Celle-ci, veuve, se remaria avec le boulanger de l'Abbaye.

St Paschase Radbert, abbé de Corbie de 843 à 851, auteur de nombreux manuscrits


Pierre tombale de Paschase Radbert
dans l'église abbatiale St Pierre de Corbie

St Anschaire missionnaire en Saxe, au Danemark ,en Norvège et en Suède , il mourut archevêque de Brême et de Hambourg.

St Gérard né à Corbie , abbé de Laon puis de Soissons , il fonda une abbaye à la Sauve majeure en Guyenne .

Ste Colette , (Corbie 1381- Gand 1447) vécut 4 ans recluse sur le côté de l'église Ste Etienne .Elle fonda ensuite 17 monastères : le premier à Besançon en 1410, le dernier à Amiens en 1445

Colette







Portrait de Ste Colette



Chaque année se déroule une procession en l'honneur de Ste Colette - Habillées en anges ,
des fillettes lançaient des pétales de roses tout au long du Parcours
qui passait par le calvaire d' Etampes avant de rejoindre la statue à la sortie de la Ville

 C'est Marie France à Gauche  

Vers les années 1955-
reposoir à l'école Ste Colette

LA CHASSE AUX CYGNES

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« La Chasse aux cygnes - »  par A Wamain

 

…… plus tard, vinrent les joyeux rendez-vous de Lamotte-Brebière à l’occasion ou en souvenir de la chasse aux cygnes.

 Le droit de chasser les cygnes dans la vallée de la Somme depuis Amiens jusque Bray appartenait en commun à l’abbaye de Corbie et aux seigneurs riverains : les seigneurs de Daours, de Blangy, de Rivery, l’évêque d’Amiens et les chanoines de la cathédrale d’Amiens.

Chaque année, le premier mardi du mois d’août sur la convocation de l’abbé de Corbie, à qui appartenait la prééminence parmi les copropriétaires du droit de chasse, les baillis ou officiers des seigneurs précités se rendaient à Lamotte-Brebière dans une prairie entre Camon et Glisy, à environ huit kilomètres d‘Amiens .

Cette réunion était une chasse aux cygnes comme le nom l’indique,mais plus encore une sorte de cour de justice où l’on réglait les contestations relatives aux cygnes et une véritable fête où l’on goûtait des divertissements variés.

Les officiers seigneuriaux étaient accompagnés de bateliers ou poissonniers experts en ce genre de chasse qui poursuivaient, traquaient tous les cygnes qu’ils pouvaient rencontrer sur les différents bras de la Somme et les amassaient dans un endroit propice, un terrain bordé de fossés pour y faire la reconnaissance des anciens volatiles et marquer les jeunes. On examinait soigneusement les cygnes, on laissait en liberté les vieux déjà marqués ; quant aux cygnots on leur faisait une empreinte au fer chaud avant de les relâcher.

 

Voici comment on marquait les cygnes :

Pour l’évêque d’Amiens , c’était une crosse du côté droit de l’oiseau ; pour le chapitre des chanoines de la cathédrale une croix tout le long et de travers ; pour l’abbé de Corbie une clef ; pour  le seigneur de Rivery une barre de travers ; pour le seigneur de Blangy un écusson du côté gauche .

Il vint un temps où les cygnes se firent de plus en plus rares à cause des guerres et du braconnage. Les gardes-sel chargés de surveiller les passage de la Somme pour empêcher la contrebande du sel en tuaient aussi un grand nombre ; néanmoins, la réunion avait toujours lieu . Au début du 18° siècle, alors que cette espèce de volatiles avait presque entièrement disparu , la chasse aux cygnes se faisait encore régulièrement sous la forme de fêtes et de jeux qui attiraient toujours à Lamotte ou Lamotelettte un grand nombre de promeneurs.

Les Amiénois y venaient en foule sur des bateaux.

«  Il s’était introduit longtemps une agréable coutume qui estoit qu’on y trouvait ce jour-là sur la Somme aux environs de Camon plus de bateaux remplis de personnes qui y allaient uniquement pour s’y divertir, que d’autres garnis d’officiers qui y eussent véritablement à faire ; tous ces bateaux couverts de branches d’arbres , ou de toiles blanches s’assemblaient l’après-midi du premier mardi du mois d’août dans cet agréable lieu . Là chaque compagnie rangeant son bateau à l’ombre de ces arbres dans les différents endroits qui leur plairaient le plus, on levait une partie de ces toiles légères qui les couvraient, alors on mangeait, on chantait , on jouait , on dansait dans quelques prairies voisines au son de différents instruments , et on passait le reste de cette journée et une partie de la nuit dans les divertissements , durant lesquels les bateaux éclairés de mille flambeaux descendaient paisiblement sur les eaux de la Somme jusques proche du pont Cange, où après (avoir) resté encore quelque temps à se divertir, chacun enfin se retirait chez soi »

( Manuscrit de Pagés T.3, p. 486)


Copie à l'encre de chine ,de DUTHOIT exécutée d'après BASIRE (1784)

 

La cérémonie de la chasse aux cygnes, si l’on en croit Pagés a duré jusqu’au 5 août 1704.

A cette date les religieux de Corbie se mirent d’accord avec MM du Chapitre de la cathédrale d’Amiens pour supprimer la réunion coutumière.

En l’absence des officiers des seigneurs , la fête se fit à peu près aussi brillamment chaque année jusqu’en 1789. Interrompue pendant la Révolution et l’Empire , on essaya vainement de la remettre à la mode sous la Restauration . La chasse aux cygnes et les joyeuses réunions de Lamotte-brebière avaient vécues .



 

Camon :  le Pré Porus

Lieu où se déroulait autrefois la chasse aux cygnes, à la borne de Camon,

 borne plantée au bout de l’agrappin contre le Pré-Porus.



1636 LE SIÉGE DE CORBIE

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Année de Corbie
Le 15 août 1636 ,à 10h du matin les troupes hispano -impériales commandées par le Prince Thomas de Savoie qui était passé à l'ennemi et Jean de WERTH, se rendirent maître de la ville de Corbie, après la reddition de Maximilien de BELLEFORIERE et de Charles de MAILLY gouverneur de cette ville. .
Ces troupes étaient composées de 3 escadrons de cavalerie de 50 hommes chacun, et 37 régiments d'infanterie piétons de 100 hommes : 4 d'espagnols des légions de Zapata et de Fuensaldague, 4 d'Italiens de la légion d'Antelme, 9 du Hainaut , 10 de la légion de Wesemal, 1 de la cohorte du baron de Leyde, 3 allemands de la cohorte de Piccolmini, 2 lorrains de la cohorte de Brons, 1 d'Irlandais .
 jan  ottavio
 Jean de Werth
1595-1652
 Ottavio Piccolomini
1599-1656

. Après plusieurs tentatives à Saint-Christ, Brie, Bray sur Somme, Daours , Fouilloy et Chippilly repoussées par le Comte de Soissons, les troupes ennemies avaient franchi , le 7 août , la Somme la nuit à Cerisy,

A la garnison de Corbie qui ne comprenait que 600 hommes furent ajouter 1000 mousquetaires . Ce qui n'empêcha pas sa reddition .
Louis XIII et Richelieu levèrent alors une armée de 40 000 hommes afin de repousser les assiégeants hors de Picardie pour protéger Paris .Pour lever une partie de ces nouvelles troupes, Louis XIII signa l'édit des portes cochères .Les Parisiens dont l'habitation avait une porte cochère durent fournir un cheval et un homme, ceux n'ayant qu'une porte normale fournirent un homme .
En attendant de pouvoir investir Corbie, Jean de WERTH avait pillé les environs d'Amiens pour se procurer des vivres (Naours, Vignacourt, Bernaville, Saveuse, Creuse, Rivery et même la paroisse St Pierre d'Amiens furent victimes de cette razzia)



Les enceintes de Corbie à l'arrivée des troupes Hispano-Impériales

Saint Vincent de Paul et le siège de Corbie

   
(1580-1650) aumônier à la cour de Marguerite de Valois, il est nommé en 1613 précepteur des enfants d'Emmanuel de GONDI , général des galères de France . Ce dernier possédait des châteaux à Gannes et Folembray dans l'Oise et sa famille le chateau d'Heilly dans la Somme .A la demande de l'épouse de DE GONDI sa bienfaitrice, il incita par des sermons dans l'église de Folleville, les paroissiens à se confesser .
Il fonda la congrégation de la mission des lazaristes ayant pour but l'évangélisation des pauvres , puis la fondation des filles de la charité ou sœur de St Viencent de Paul .
. La religion avait une très grande importance à cette époque . 7 jours avant la fin du siège , Louis XIII pour augmenter ses chances de victoire, demanda à Vincent de Paul de faire venir des missionnaires pour l'Armée .
Vincent de Paul se rendit aux alentours de Corbie accompagné de 15 missionnaires afin de confesser plusieurs milliers de soldats puis il se retira au château d'Heilly .
7 ans plus tard, le 14 mai1643, Louis XIII fit à nouveau appel à St Vincent de Paul afin de mourir dans ses bras


Lors de l'entrée des assiégeants dans Corbie, un accord fut conclu . Les troupes françaises (1 600 hommes) et les corbéens purent sortir de la Ville avec un sauf conduit de l'ennemi , il est écrit qu'ils se réfugièrent à Amiens .

En série FF 1282, Amiens le 24 août 1636 , se trouve un texte qui stipule " aux hommes qui ont leurs femmes et aux femmes qui ont leurs maris à Corbie, de sortir de la ville (d'Amiens) dans les 24 heures"
Puis un avis du Duc de Chaulnes gouverneur d'Amiens en date du 27 septembre 1636 " à toutes les personnes qui voudront vendre et distribuer des vivres aux troupes devant Corbie, d'avoir à partir au plus tôt et qu'il leur sera donné les passeports nécessaires. Le chemin de ceste ville audit Corbie estant à présent libre

   Il y avait alors une épidémie de peste à Marcelcave, Lamotte en Santerre et Villers-Bretonneux . Puis la maladie de propagea à Démuin . Louis XIII depuis le 30 septembre logeait au Château de Démuin , ce qui l'obligea à quitter cette ville et rejoindre Richelieu à Amiens pour diriger les opérations
Il avait commandé à l'ingénieur royal Antoine DE VILLE, la construction d'une circonvallation, (enceintes, forts et fossés ) autour de Corbie pour empêcher les troupes impériales d'avoir des contacts avec l'extérieur, de ne pouvoir se ravitailler , ni de recevoir des renforts
La construction terminée Louis XIII de rendit à Chantilly
Louis XIII et Richelieu

   Circonvallation construit par Antoine de VILLE

- 1: Fort d'Orléans
- 2 :Fort de Chartres
- 3 :Fort Richelieu
- 4 :Fort Chatillon
- 5 :Fort du Hallier
- 6 :Fort d'Aubigny
- 7 :Fort Royal
- 8 :Fort de Tonnerre
- 9 :Fort de la Somme

Durant ce siège plusieurs réfugiés des villages voisins ( Pozières , Buire, Baizieux, Bonnay et Hénencourt ) décédèrent à Corbie , certains "subitement "" . Il y eu des naissances dont une de réfugiés de Villers-Bretonneux et 4 mariages
Le lendemain de la reddition Jacques LAHAYE, prêtre de la paroisse St Eloy est également décédé .
Une de mes ancêtres Marie GODDE fut inhumée le 21 novembre 1636 dans le cimetière de l'église St Eloi .
"Contrairement aux villages voisins, où les registres religieux furent brûlés, à Corbie les actes des 3 mois de siège de 1636 de la paroisse St Eloi nous sont parvenus.


Afin de réduire les assiégeants à la famine, des habitants de Corbie et de sa région incitèrent Beaufort , seigneur de Remiencourt à détourner l'eau des moulins afin d'affamer les assiégeants.
Participèrent à ces expéditions :
D'Albert: Paul Vacherie dit "Carette" et Patou
De Fouilloy : Louis et Charles de Bozodemetz père et fils - Romain Delthez, houpier puis sergent - Fleury Dupré, marchand d'armes.
D' Aubigny : André Devismes, laboureur

De Corbie: Jean Pie, poissonnier- Nicolas Michel, poissonnier - Pierre Debrie, meunier - Philippe de Sapigny, marchand arquebusier, (ce dernier s'introduisit plusieurs fois dans la ville assiégée déguisé en Espagnol pour renseigner les chefs militaires français).
"le dit Sapigny qui contre faisoit l'Espagnol tantost dans la ville de Corbie, tantost dans les troupes des ennemis pour connoistre leurs actions et leurs deffaut, dont ils donnoient advis au dit sieur de Beaufort

Le moulin fut détruit la nuit du 16 septembre par une expédition partie d'Amiens à laquelle participa Philippe de SAPIGNY Le 26 septembre ils s'emparèrent de la Porte de l'image et tuèrent tous les occupants.
Puis ils détournérent les eaux de la rivière "la boulangerie" qui alimentaient les moulins .Les moulins de Baizieux furent à leur tour brûlés

La ville de Corbie sera reprise le 14 novembre 1636

Louis XIII comme récompense de leur bravoure, leur accorda les privilèges de la noblesse, pour eux et leur postérité mâle ou femelle par lettres patentes d'octobre 1640 et du 30 janvier 1641 .
Extrait de cet édit :
""Nous déclarons, Philippe CARETTE, Michel PATOU, Louis et Charles de BOUZA DE METZ père et fils, Romain de THETZ, Jean PIE, Philippe DE SAPIGNY, Fleury DUPREZ, Pierre DE BRIE, Nicolas-Michel et Antoine DELUYNE, exempts et affranchis : exemptons et affranchissons par ces présentes signées de notre main, ensemble leurs enfants et postérité males ou femelles , nais (nés) et à "naistre" en loyal mariage , de toutes tailles , taillons, service du gué , impositions et autres levées quelconques , soient pour leurs personnes, soient pour leurs biens , en quelques lieu de notre royaume , pays et terres et seigneuries de notre obéissance qu'ils soient situés. Deffendons très expressément à tous leurs accesseurs , et collecteurs de tailles de les imposer , cottiser aux tailles et autres impositions quelconques , à peine de nullité , et à tous "sergens" d'en faire contre eux aucunes poursuites à peine de privation de leurs charges ""

j'ai recensé 3 365 descendants directs sur 14 générations pour Philippe de SAPIGNY l'un de mes ancêtres

Conséquences du siège:
Les deux chefs de la place de Corbie qui avaient capitulé furent condamnés :
- Le Seigneur de Soyecourt condamné à la décapitation put s'échapper en Angleterre.Ses biens furent confisqués au profit du roi , ses bois coupés, ses maisons rasées et son écusson effacé.
- Le seigneur de Mailly fut exilé de la cour et perdit quelques temps son commandement .
- Deux moines accusés à tord furent remis en liberté après une courte incarcération.
- le 20 novembre à Amiens furent pendus le sieur DACHEUX concierge des prisons de Corbie et GALLUS commis au grenier à sel accusés de complicité avec l'ennemi.

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CORBIE ET L'ILE BOURBON

9 700 km séparent la ville de St Paul, ancienne capitale de l'île Bourbon dans l'océan Indien de celle de Corbie, berceau des ancêtres de François RICQUEBOURG .
Au XVI° siècle, ce sont Charles de Bourbon 1er, cardinal de Vendôme, frère d'Antoine, roi de Navarre puis Charles II, cardinal de Bourbon fils de Louis, prince de Condé et d'Élèonore de ROI, neveu du précédent qui furent abbés, le premier de 1556 à 1590 et le second de 1590 à 1594 .
Pasquier DE RICQUEBOURG le premier ancêtre connu de François était alors boulanger à Corbie .
François qui en 1665, osa affronter les périls d'un voyage en mer de longue durée, afin de participer à la création d'une escale pour la Compagnie des Indes orientales dans l'Océan Indien sur l'île Bourbon et de contribuer à son peuplement .

L'île Bourbon



Carte de l'île Bourbon en 1685

L'île Bourbon, aujourd'hui île de la Réunion changea plusieurs fois de noms du XVIe au XVIIIe siècle . "Margabin", "Ste Appolline" en 1507 , "Mascareigne" en 1528 . "England forest" en 1613, "Mascarin" en 1642., "Bourbon" en 1649 ..
En 1764 , Le roi de France racheta l'archipel des Mascareignes comprenant l'île Maurice, l'île Bourbon et Mayotte à la Compagnies des Indes . En 1793, l'île Bourbon devient "la Réunion" en souvenir de l'union des marseillais et des gardes nationaux pour la prise des Thuileries en août 1792 .Elle se nomma ensuite "île Bonaparte" avant d'être prise par les anglais en 1810 . Elle sera rendue à la France en 1814 , les anglais garderont l'île Maurice

Il fallu le hasard d'une révolte de colons à Fort-Dauphin (Madagascar) en 1654 , pour que douze rebelles soient déportés sur l'île inhabitée et abandonnés à leur sort dans une grotte prés de St Paul . Au bout de quatre ans, le 28/05/1658, un navire faisant escale sur l'île pour se ravitailler, retrouva les condamnés en parfaite santé . Le gouverneur de Fort-Dauphin décida de peupler cette île qui s'était avérée très salubre .
- En 1663, deux colons partirent s'y installer avec des esclaves malgaches . Cette petite poignée de défricheurs reçut du renfort quand la Compagnie des Indes orientales obtint en 1664 de COLBERT, la concession de l'île , avec mission d'administrer cette escale sur la route des Indes .

-Le 4 février 1665, les échevins d' Amiens informent Colbert qu'à la suite de sa demande écrite , les marchands convoqués en assemblée , ont accepté de participer au financement du commerce avec les Indes orientales .
"C'est ce qui explique que le fils de l'un deux participa à la première expédition vers l'île Bourbon"

- La nouvelle compagnie envoya quatre bateaux à Madagascar : Le " Saint Paul" , "le Taureau" , "la Vierge de Bon Port" et " l'Aigle blanc" .

- François DE RICQUEBOURG effectua la traversée sur "le Taureau" flûte de conception hollandaise , bâtiment de guerre réservé au transport du matériel vers les bases éloignées .
- "Le taureau " était un navire de 250 tonneaux de 30 mètres de long et 7,5 mètres de large , commandé par le capitaine KERGADIOU ; il était pourvu de 22 canons et son équipage se composait de 64 matelots .

- Parti du port de Brest le 7 mars 1665, il fit une escale dans la rade de Saint Paul sur l'île Bourbon le 9 juillet 1665 pour débarquer 20 colons avant de reprendre la route de Fort-Dauphin ( Madagascar) . Il fut perdu corps et biens au Nord de Madagascar. - Le " Saint Paul après avoir pris possession de Fort Dauphin continua sa route vers les Indes , mais dut revenir en France après avoir perdu ses officiers .
- " L'aigle blanc est toujours à Fort Dauphin en Mars 1667 , à l'allée il y eut des querelles à bord entre protestants et catholiques .
- " La vierge de bon port" après avoir rempli ses cales de marchandises , repris sa route vers la France ; elle fut coulée par des corsaires anglais le 20 02 1667 devant l'île de Guernesey .
Sources de l'histoire des bateaux de la compagnie des Indes - Histoire de l'île de Groix et de la famille GOURONG"
http://enguerrand.gourong.free.fr

- Les nouveaux arrivants, un petit contingent d'une vingtaine d'ouvriers, commandés par Etienne REGNAULT, commis aux écritures de COLBERT, constituèrent la base du peuplement de l'île . Ils entreprirent alors les premiers travaux afin de permettre l'installation durable d'autres colons

- Une liste des premiers colons fut dressée par le Père BARASSIN:
Jacques FONTAINE, menuisier, natif de Paris ; François VALLÉE, natif de Normandie; Pierre HIBON, maçon natif de Calais ; François MUSSARD, natif d'Argenteuil; Athanase TOUCHARD, natif d'Issy, Pierre MOLLET, natif de Paris ; PICARD, natif de Paris, François RICQUEBOURG, natif d'Amiens ; Pierre COLLIN, natif de Nimes; Jean BELLON, natif de Lyon, Gilles, LAUNAY, natif d'Urville Antoine ROYER , chirurgien de la Chapelle sous Brancion ( S & L) et Hervé DENNEMONT .
HIBON, MUSSARD et BELLON dont les enfants s'unirent aux enfants de François RICQUEBOIURG et firent souche sur l'île.

Pour être engagé, il fallait avoir un métier manuel nécessaire au bon fonctionnement de l'escale .
François déclara la profession de "ferrandinier" . Le "ferrandinier" était celui qui fabriquait de la
"ferrandière" (ou "ferrandine") : étoffe légère dont la chaîne était de soie et la trame de laine ou coton du nom de son inventeur "FERRAND". Cette profession correspondait à l'apprentissage reçu par François RICQUEBOURG deux ans et demi avant son embarquement . Le 6 janvier 1663 , il avait été reçu apprenti "hautelisseur" en compagnie de son frère Claude . Il avait donc une connaissance du tissage.
Dés 1711, le gouverneur de l'île Bourbon était assisté d'un Conseil de notables, puis de 1711 à 1724 d'un Conseil Supérieur . Ces Conseils étaient à la fois des cours de justice, des corps d'administrés ayant des pouvoirs de police et des assemblées de marchands qui géraient les affaires de la Compagnie . Le conseil supérieur avait des attributions administratives et législatives . Il concédait les terres, votait les impôts, fixait de taux des taxes ainsi que l'entrée des marchandises et il légiférait sur Ordonnance.
François RICQUEBOURG, dès son arrivée, en raison de ses connaissances, fut secrétaire du Commandant de la colonie Etienne REGNAULT, puis greffier du Conseil des Six Elus de St Paul, greffier de l'Ile et enfin notaire royal du Conseil Provincial pour St Paul (1713-1714) poste dans lequel il devra être suppléé"à cause de son grand âge et de sa santé".
- Dans les notes du Père BARASSIN par Antoine BOUCHER, il est noté pour François DERICQUEBOURG
- " Cet homme-cy est très sage, bon chrétien, qui a eu de bonnes éducations, il "scait" lire et écrire, bien l'arithmétique et le latin, et fort bien les rubriques de l'Eglise, il est même chantre tout vieux qu'il est et a possédé les charges de "fabrice" (fabrique) de la paroisse et de prieur de la Confrérie de Notre Dame du Mont-Carmel" .
En Janvier 1690 VAUBOULON , 7eme gouverneur de l'île se heurta à François RICQUEBOURG .
En juillet 1693 le père HYACINTHE , curé de l'île , l'excommunia ainsi que son épouse .
VAUBOULON devenu mégalomane à cause de ses pouvoirs trop importants fut emprisonné et mourra empoisonné .
Lors du procès VAUBOULON à Rennes en 1697, le père HYACINTHE sera condamné à l'enfermement à vie et FIRELIN garde magasin et Procureur sera pendu .

Les ancêtres de François de RICQUEBOURG étaient CORBÉENS .

1ere génération :
Pasquier de RICQUEBOURG ( mon ancêtre), boulanger, il épousa en secondes noces d'Anne de BEAUVOISIES par contrat passé devant notaire en Mars 1590 .
M°EUDEL, notaire royal à Corbie reçu le testament de Pasquier le 23 mars 1600 dans lequel il stipula qu'il souhaitait être enterré dans le cimetière de la paroisse de Corbie St Albin auprès de sa 1ere épouse Anne BIENNAYMÉE ; Il est décédé avant décembre 1605
Il était le père de Marie, Jean, Michel et Anne

2eme génération :
Michel RICQUEBOURG (mon ancêtre) nommé sergent royal , priseur et vendeur au baillage d'Amiens en la Prévosté de Fouilloy le 19 octobre 1594 .Il prêta serment de la réception de sa charge le 9 novembre 1594.
Il demeurait à Corbie paroisse St léonard . Il s'est marié le 4 mai 1598 avec Marguerite WICART dans la paroisse St Albin de Corbie , ils eurent 6 enfants : Catherine, Anne, Michel , Antoine, Nicolas et Marguerite .

Signature de Michel DE RICQUEBOURG

3eme génération :
Nicolas de RICQUEBOURG, né à Corbie, commis négociant à Amiens, puis bourgeois , il épousa en 1640 Madeleine SEJOURNÉ , veuve de Nicolas LE TELLIER mère de 4 enfants .
Ils habitaient dans la paroisse St Germain d'Amiens De cette seconde union naquirent 14 enfants dont


Signature de Nicolas DE RICQUEBOURG

4eme génération :
François de RICQUEBOURG né le 23 08 1643 ou 07 06 1649 à Amiens paroisse St Germain (2 enfants de ce couple portant le prénom de François ) fit souche dans l'île de la Réunion .
Il épousa le 6 avril 1682 ou 1685 suivant les documents à Saint Paul Anne BELLON ° le 25 03 1669 à Saint Paul fille de Jean BELLLON né à Lyon (69) et d' Antoinette ARNAUD née à Vaugeray (69) décédée à St Paul le 2 novembre 1720
Le Père de l'époux et l'époux était arrivés ensemble sur l'île sur le même bateau .

Descendance bourbonnaise
François et Anne furent les parents de 10 enfants qui firent souche à la Réunion
1 - Bernardin mort en bas âge
2 - Marie Anne morte en bas âge
3 - Michelle dont une fille naturelle
4 - Hyacinthe , il épousa le 7 novembre 1712 à Saint Paul en 1ere noces d' Elizabeth HIBON fille de Pierre HIBON, maçon, né en 1643 à Arras Ste croix (62) et de Jeanne DELACROIX (les pères des 2 époux étaient arrivés en 1665 sur le même bateau " le taureau")
De cette première union naquirent 3 enfants
Il convola en secondes noces ; le 29 juillet 1727 à Saint-Denis avec Suzanne BACHELIER née à Pondichery (l'un des 5 comptoirs des Indes) fille de Pierre BACHELIER né en 1678 à Marennes (17) et de Marie Anne WILMAN
De cette seconde union naquirent 7 enfants.
5 - Marie Anne mariée le 7 novembre 1712 à Saint Paul avec Henry HIBON fils de Pierre HIBON cité précédemment dont 7 enfants .
6 - Henry marié le 26 juin 1719 à Saint Paul avec Barbe MUSSARD fille d' Henry MUSSARD, charpentier, et de Marguerite MOLLET dont 6 enfants
7- Jean-Baptiste marié le 12 septembre 1730 à Saint Paul avec Elizabeth BAILLIF fille d'Etienne BAILLIF , Tailleur né à Angers et de Marie HIBON dont 5 enfants
8 - Geneviève mariée le 27 janvier 1722 à Saint Paul à Pierre BAILLIL fille d'Etienne et de Marie HIBON dont 1 enfant
9 - Jeanne : mariée le 27 novembre 1725 à Saint Paul à Julien GONNEAU fille de Pierre GONNEAU "dit laverdure" serrurier natif de Nevers (58) et de Marie Anne MUSSARD dont 1 enfant
10 - Françoise décédée à 22 ans sans postérité


Blason de St Paul

Devise : " Berceau du peuplement et baie du meilleur ancrage" L'ancre témoigne de la vocation maritime de la commune en même temps que du passage des premiers navires qui y jetèrent l'ancre . L'oiseau au gros bec est " un solitaire de Bourbon "ou " dodo" , si lourds à de déplacer que les pionniers le capturèrent à la course, d'où sa disparition.
Blason source http://www.cgb-reunion.org /blasons-bp/stpaul/htm

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LES FORTIFICATIONS

L'enceinte de Corbie était composée de murs de 10 à 12 m de hauteur .
Trois portes en bois avec de solides serrures protégées par des pont-levis perçaient cette enceinte .
la porte de l'Image à l'entrée de Fouilloy -
La porte de Buire ou St Chamont ( Chaumont) du nom de son constructeur qui donna son nom à une quartier de Corbie
La porte d'Encre ancienne porte du Gibet au nord est
Les entrées des rivières étaient protégées par des herses appelées Barette .
La barrette d' Hamelet près du jeu de battoir actuel donna son nom au quartier
Les marais aux alentours servaient également de défense .

Hugues de Vers renforça les murs et fit construire 12 tours et fit creuser de nouveaux fossés .


Corbie, ses clochers et ses fortifications
Dessin réalisé par Louis eustache Eugène CHATIGNY (1717-1779) maître perruquier et barbier

Durant le siège de Corbie , une circonvallation tracée par Richelieu fut ensuite construite d'Aubigny- Fouilloy - Vaire - Hamelet- Heilly - Bonnay- La Neuville à Aubigny . sur une surface de 7 lieues . Elle fut réalisée sous la direction d'architectes militaires par des charpentiers réquisitionnés d'Amiens, d'Abbeville de Montreuil et de St Valery . Huit grands forts furent construits dont un pouvant héberger 3000 hommes .
Après la réunion de l'Artois à la France, Corbie n'est plus une ville frontière et Louis XIV fait démanteler les fortifications.

A partir de 1669, commencèrent les démolitions qui durèrent plus de 25 ans.


Restes des anciennes fortifications: le Thabor
dans le quartier de Saint Chaumon

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L'ABBAYE


Abbaye en 1677

Les bâtiments claustraux furent plusieurs fois détruits au cours des siècles puis reconstruits après de nombreux incendies, les attaques de Flamants, des lorrains et des normands
Les principaux bâtisseurs

L'abbé FRANCON ( 891-911) qui pour protéger l'Abbaye des attaques, fit construire une enceinte fortifiée et des tours , il fit également creuser des fossés .
En 1267 L'abbé Pierre MOURET entreprit la construction du cloître de 40 m de large et 170 m de pourtour .

C'est Hugues le Vert en 1340 qui termina la construction . Ce dernier fit construire un réfectoire de 7 m de large et 70 m de longueur . Il fit également renforcer et compléter les murailles et y adjoignis 12 nouvelles tours .
Au XVIII° siècle , malgré la misère des habitants . de somptueuses constructions furent réalisés à l'aide d'architectes parisiens , ce qui explique le nombre très importants de tailleurs de pierre à cette époque à Corbie .
Le palais des moines et un logis séparé pour l'Abbé furent alors construits .
L'extension de l'abbatiale St Pierre fut achevée vers 1725 . L'édifice mesurait alors 117m de long, 25m de large et 27m de hauteur
. Le célèbre ferronnier d' art auvergnat, vivant à Corbie VEYREN dit "Vivarais " réalisa les grilles, ainsi que celles de la Cathédrale d'Amiens et de l'Abbaye de Valloires .
Le sculpteur amiénois CRESSENT sculpta les stalles .
Le monastère fut agrandi; Les bâtiments avaient une longueur de 350m avec une vaste cour d'honneur .
Tous les travaux envisagés furent stoppés par la Révolution .


Vue de la dernière construction de l'Abbaye

LA RÉVOLUTION

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A la révolution les églises et l'Abbaye furent détruites et les pierres servirent de matériaux de construction .

Ancienne porte de L'abbaye ,que Oswald DECAUX alias de CAIX de SAINT AYMOUR, Conseiller général et maire de Corbie fit transformer en Mairie en 1854 .

Il ne reste aujourd'hui que l'église Notre Dame de la Neuville, une partie de l'église abbatiale St Pierre (restée un certain temps à l'abandon) et dont on ne pût tout sauver , l'église St Etienne qui sert aujourd'hui de salle d'exposition municipale, la porte de l'abbaye et une partie des murs de l'enceinte de l'Abbaye . A l'intérieur de cette enceinte se trouvent aujourd'hui, le collège, la piscine, des salles de sports, les bureaux de la Communauté de communes et une médiathèque



L'anciene hôtellerie devenu hôpital-hospice Cet hôpital fut détruit par des bombardements en 1918 .

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XIII° Centenaire de l'Abbaye de Corbie - 20 mai 1962

Le 6 septembre 662 l'évêque d'Amiens à la demande de Ste Bathilde et de l'Abbé du monastère vint consacrer les nouveaux bâtiments du cloître et les deux premières églises. De nombreux prélats assistèrent à ces cérémonies . l'archevêque de Lyon et celui de Rouen., les évêques de Thèrouanne, Paris , Cambrai , Laon , Noyon; Eglone

13 siècles plus tard, après de nombreuses manifestations, exposition au musée de Picardie, conférences, illumination de la cathédrale d'Amiens , les célébrations eurent lieu à Corbie .
le 20 mai 1962 de nombreux prélats se réunirent à nouveau à Corbie pour assister à une messe pontificale L'évêque d'Amiens, l'Archevêque de Paterborn, l'abbé de Ste Marie de paris, l'abbé coadjuteur de Bruges, l'abbé de Wisques, celui de St Wandrille, le représentant de l'abbé de Solesmes supérieur de la congrégation des bénédictins de France .

Pour les fêtes paiennes , il y eut un défilé historique de 15 chars dans les rues de Corbie pavoisées :
- Le char de la reine Bathilde accueillant les moines de Luxeuil
- Charlemagne confiant prisonnier le roi Didier et son épouse à l'abbé de Corbie
- La fondation de l'Abbaye de Corvey en nouvelle Saxe
- Un bateau viking sur lequel partirent les moines Anschaire et Aubert pour évangéliser le Danemark
- Charles le chauve en 843 donnant le droit de péage du pont de Daours
- L'abbé Francon reconstruit les remparts de Corbie en l'an 900
- La procession de l'Indict
- la croisade de Cappy en 1202
- Philippe Auguste en 1214 à la tête des milices corbéennes à Bouvines

le char du tournoi de 1234 avec la comtesse de Clermont et de Boulogne , ses dames de compagnie, ses pages et son bouffon (l'artiste Pierral )

C'est Marie France à Gauche
Les pages de la Comtesse de Clermont et de Boulogne

- St Louis rendant justice sous son chêne
- La guerre de 100 ans ( archers de Corbie partant à Crècy )
- Ste Colette
- François 1er sacré chevalier par Bayard
- Louis XIII et Richelieu au siège de Corbie

Les costumes historiques furent loués par l'intermédiaire de Jean Claude PASCAL (Acteur de cinéma)
Jean Claude VILLEMINOT pour les corbéens directeur des Ets BVR


Après le défilé , des jeux du moyen âge se déroulèrent dans l'enclos de l'Abbaye avec des musiques médiévales
- Course équestre à la rose
- un funambule du XIV° siècle
- Un échiquier vivant ( réplique de la partie d'échec jouer à Ste Hellène entre Napoléon et le général Bertrand ) par les élèves du collège.
-Un écuyer du XII° siècle
-Le tournoi de 1234 qui eut lieu à Corbie et opposa le comte de Hollande Florent IV et l'époux de la comtesse Mahaut de Clermont et de Boulogne . Tous deux périrent ainsi que de nombreux autres chevaliers.
Le soir à 21 heures, vingt jeux scéniques firent revivre " Les grandes heures de Corbie ".

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Situation géographique



CORBIE sur la carte de cassini ©


1625 ha Altitude 34m
Latitude 49°54'25'' ...Longitude 02°30'32''
Habitants " Les Corbéens "
dit Chés fieulx d'moines" (en Picard les enfants de moines)
Arrosée par : Le canal de la Somme , l'encre et la rivière de la boulangerie

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Les Corbéens et Descendants


BOULLET Victor Joseph
DECAIX Charles Louis Marie Oswald
DE SAPIGNY Philippe
DESPREZ François Alexandre
GRESSIER Edmond Valéry
LAIGNEL André René Charles
MACRON Emmanuel Jean Michel Frédéric
VACQUETTE Loys

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BOULLET Victor Joseph Eugène Anatole dit Eugène (1847 - 1923)

Banquier à Corbie, il fut entomologiste, naturaliste, philatéliste et collectionneur.

Il nait le 01 07 1847 à Acheux en Amiénois, son père Jean Baptiste Joseph âgé de 25 ans est alors clerc de notaire à Albert.
Sa mère est Flore Eugénie BOUCHEZ.
Sa propriété à Corbie s'appelait "la Chantereine"



La chanteraine est un lieu dit de Corbie le long du canal de la Somme, 2 propriétés portèrent ce nom :
Celle de M.BOULLET et celle de Jean MASSE, filateur et maire de Corbie.



La Chantereine

Agé de 70 ans, il se maria à Paris le 27 décembre 1917 avec Marie Marguerite Félicie WEHRLE, veuve de 73 ans originaire de Besançon.
Veuf, il est décédé en Février 1923 à Canteleu en Seine Maritime où il s'était réfugié à cause des dommages de guerre causés à sa propriété de Corbie.
Il fut enterré à Corbie.

Le Ministère de l'instruction publique instruisit son dossier en vue de l'attribution de la Légion d'Honneur en 1906.

"M.BOULLET Eugène s'est voué depuis de longues années à l'étude des sciences naturelles. Son jardin à Corbie est un véritable jardin d'acclimatation tout rempli de plantes rares. Les variétés nouvelles de fleurs dont plusieurs ont été créés par lui. Il a même réussi chez lui à cultiver la 'victoria regia' dont la culture a jugée été trop couteuses pour les serres du Muséum (Paris)"


A Corbie
il possédait un 'orchidarium '(orchidées)
contenant 4 000 espèces de cultivar
et d'hybrides et une serre
''nymphaeaceaea'' (nénuphars)

















Une vue des jardins de la Chantereine.

En 1910
le pépiniériste Pernet Ducher
créa une rose tee hybride
baptisé"Eugène BOULLET"


De nombreuses espèces de poissons exotiques vivent dans des bassins..( dans les jardins) où sont élevés également les plus remarquables oiseaux M BOULLET a su se créer une véritables notoriété par ses études sur les papillons de jour. Il en a formé une collection tout à fait remarquable qui renferme des échantillons de toutes les espèces et de toutes les variétés connues Il a fait don de cette collection au muséum d'Histoire naturelle en demandant qu'elle soit fondue en un seul tout avec celle du muséum. Bien plus il procède lui-même à cette fusion qui aurait été moins sur et bien plus longue en dèautres mains. Il a fait profiter le muséum tout à la fois de sa science et de ses dons ....La collection de papillons de M BOULLET a une valeur vénale inestimable. Les dépenses faites par M BOULLET de beaucoup 100 000 f., cette collection comprend 25 000 exemplaires


Sa collection comprenait 39 000 timbres
valeur 1906:150.000f
convertisseur Insée
valeur 2017: 58 577 000 Euros



Extrait du Courrier de Corbie

Rapport de M BOULLET dans son dossier de légion d'honneur. Aux 314 espèces existant autrefois au muséum, j'ai ajouté 592 espèces nouvelles et j’ai formé un total de 906 espèces existant actuellement au muséum (au lieu de 314).
Ce classement va se poursuivre méthodiquement et me demander 5 ou 6 années encore pour être mené à bien.
Quant il sera terminé, la collection de lépidoptères du muséum sera complètement classée et au courant de la science moderne et aux 12 à 15 000 papillons quelle contient actuellement, j'aurai ajouté par l'apport de ma collection et aux achats subséquents, au moins 50 000 exemplaires.

Eugène BOULLET voyagea beaucoup en Europe et en Afrique du Nord pour photographier des sites archéologiques.

SES DONS ET LEGS

En aout 1913, il fit don d'une de ses propriétés dite "la scierie"à la municipalité pour être affectée à la construction d’une nouvelle école supérieure. La guerre ne permit pas de réaliser son voeux.

En 1923, à son décès, Louis DEPAS notaire à Amiens fit connaître les dernières volontés du défunt.
M BOULLET en considération de leurs bons services et des preuves de dévouement absolu que certains d'entre eux ont données pendant ma longue maladie en 1910 je lègue à mes serviteurs


Je lègue à la ville de Corbie 3 000 f de rente non aliénable dont les arrérages devront servir :

1 - Entretenir le tombeau de ma famille en bon état de propreté et de réparation.

Sa dernière demeure dans le cimetière de Corbie côtoie celle de Jean MASSE, maire de Corbie, comme leurs propriétés se côtoyaient de leur vivant.



Monument funéraire d'Eugène BOULET

2 - Et refaire les trottoirs de la ville d’abord puis des annexes au fur et à mesure des disponibilités
quant les trottoirs seront faits la somme servira à leur entretien et pour le surplus à la viabilité générale de la ville.,




Il fit également un legs de 2 000 f. de rente à l'hospice de Corbie.


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DECAIX Charles Louis Marie Oswald(1812-1867)

Alias DECAIX DE SAINT AYMOUR Oswald(1812-1867)

Maire de Corbie







Voir rubrique Maires de Corbie---> Les Maires



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DE SAPIGNY Philippe



Marchand arquebusier de Corbie

Il s'illustra au siége de Corbie en 1636


Voir ------> Le siège de Corbie

Ancêtre d'Emmanuel MACRON , Président de la République

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DESPREZ François Alexandre 1778-1833

Comte et Général

Sa Famille


Il est issu d'une très ancienne famille de notables corbéens.
Ses ancêtres occupaient les fonctions de Procureur, notaire,
Prévost de Corbie (Maire), apothicaire et docteur en médecine.
Ils dépendaient de la Paroisse de Saint Jean l'évangéliste,
paroisse à laquelle étaient attachés
les fieffés et le personnel dépendant de l'Abbaye

Sa fille Jeanne Louise DESPREZ
issue de son mariage
avec Élizabeth BOURGEOIS de MERCEY
(fille du Régisseur de la banque de Naples
devint Duchesse de Dalmatie par son mariage
avec Napoléon Hector SOULT de DALMATIE
(fils du Maréchal d’Empire).


CARRIÉRE MILITAIRE

À 16 ans intègre l'école polytechnique.
1802 Lieutenant du génie.
1806 Capitaine en second des sapeurs
1807 Capitaine en premier
1808 à 1811 Chef de Bataillon

En 1812 Il est chargé, avec le Maréchal MORTIER
de faire sauter le Kremlin à Moscou
après le départ de l'armée


À la demande de l'Empereur
il doit couvrir l’arrière des troupes
lors de la retraite de Russie.
Il aura les pieds gelés


1814 Colonel dans le corps de génie.
1815 Maréchal de camps
Aide de camps de Joseph Bonaparte
Placé hors service d’Août 1815 à 1818.
Maréchal de camps au corps royal d'état major.
Commandant de l’école royale d'application.
Chef d’état major gal de l'armée des Pyrénées.
Chef d’état major de l'armée d’Afrique.
En 1831 chargé d'organiser le service
des états-majors de 'armée belge.
Auteur en 1831 de l'ouvrage :
"Journal d'un officier de l'armée d'Afrique."


Lors de la bataille d'Austerlitz il est promu
Commandeur de la Légion d'Honneur.


Chevalier en 1806
Officier en 1814
Commandeur en 1815
Grand Officier en 1821
Grand croix en 1825


Au cours de la guerre d'Espagne
en rejoignant le Maréchal SOULT
(le futur beau-père de sa fille)
il est fait prisonnier.
Sa détention durera quelques mois.


Maréchal SOULT



Lors de la 1ere restauration, il est chargé de reconduire Louis XVIII à la frontière



Lors de son décès à Bruxelles en 1833,
le roi Léopold 1er demanda
que la grand-croix de l’ordre de Léopold
fût déposée sur son cercueil.

Le roi Léopold 1er de Belgique

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GRESSIER Edmond Valéry

21 12 1813 Corbie 01 11 1892 Corbie
Avocat - Ministre d'Empire



- Sa famille corbéenne.
Depuis le début des années 1600, les GRESSIER famille de notables étaient attachés à la paroisse Saint Jean l’évangéliste. Plusieurs membres de cette famille furent inhumés dans cette église.

Son père Amédée Léonor (1779-1854) grièvement blessé à la bataille de Marengo, fut conseiller puis >maire de Corbie durant 40 ans.

Son grand-père Louis léonor (1734-1798) maire de Corbie de 1789 à 1793 et notaire fut emprisonné sous la terreur pour avoir signé une protestation contre l’arrestation de Louis XVI.

- Patronymes de ses ancêtres corbéens
Bienaimé , Caruelle, De Canny, Delamotte, De Mailly, Devaux, Dubois, Gaudefroy, Lebrun, Le Caron, Mabrier, Mallart, Regnard.

- Les métiers de ses ancêtres à Corbie

Son père : Maire de Corbie et lieutenant des dragons.
Son grand-père: Maire de Corbie, notaire et juge au Tribunal criminel d’Amiens,
juge gruyer de la terre et seigneurie de Franvillers, Heilly et Ribemont
Son aïeul : Notaire, Procureur et échevin.
5° génération : Procureur à Fouilloy, contrôleur des dépenses de la Prévôté
- Bourgeois et échevin
6° génération : Notaire royal et Prévost
- maître brasseur.
- Echevin et bourgeois.
- Procureur du Roi au grenier à sel.
7°génération : notaire royal.
8° génération : Prévost de Corbie
Biographie

- Son adolescence :
Irascible, à 19 ans, élève de l'Ecole Polytechnique, il provoque en duel le major de sa promotion. Il fut blessé à la main. Puis il complote avec d'autres élèves, fabriquant des cartouches, il fut renvoyé de l'école et emprisonné à "la Force"


Description d'un contemporain : Corps robuste et ramassé, de petite taille, des traits d’une rudesse excessive, doté d’une voix âpre et chaude

Avocat de 1837 à 1891.Il ne quitta le barreau qu’à 77 ans, un an avant sa mort

Son mariage en 1847 avec Marie CHAIX d'EST-ANGE fille d'un Procureur général, conseiller d'état lui apporta des clients importants : Le Conseil du trésor et des Domaines - la société SAINT GOBAIN, la ville de Paris.
Commandeur de la Légion d'Honneur en 1869.
Il est décédé à Corbie le 1er novembre 1892.



- Son autobiographie

"Vous demandez, ami, ma portraiture,
soit, la voici, mais soyez indulgent
les cheveux blonds, de petite stature,
très emporté, mais toujours bon enfant.
Aujourd’hui gai, plus souvent demain triste
le cœur fragile et la tête d’acier
conspirateur, avocat, journaliste
j’ai tout été ….tout, excepté rentier."


- Sa carrière politique

Conseiller général de Corbie Président du Conseil général de la Somme.
Député de l’arrondissement de Doullens.
Rapporteur de nombreux projets de lois.
De décembre 1868 à Janvier 1870 Ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics.
En décembre 1870, il fut élevé à la dignité de sénateur
.





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LAIGNEL André René Charles

LAIGNEL André René Charles 1942 Paris 14° arrdt



Sa famille corbéenne.

Depuis le début des années 1600, la famille LAIGNEL a toujours résidé dans le quartier d'Etampes, autrefois paroisse St Thomas de Corbie
J'ai trouvé, 48 ancêtres directs de 1810 à 1580 à Corbie et 3 à Fouilloy

Leurs patronymes

COISY, COLLEATTE, CORDIER, CORNET, DE CRY, DELESTOILLE, DESSAUT, DEVIENNE, DEVISME, DORGANT, FRANÇOIS, FREMONT, FIRMIN, GOUBET, HUBERT, LEMAIRE, LENGELE, LHOSTE, PAUCHET, PÉCHIN, ROUSSEL.

Jean Baptiste LAIGNEL né en 1812 fut son dernier ancêtre né à CORBIE.
Les frères de Jean Baptiste LAIGNEL, Nicolas et Eugène restés à Corbie furent fileurs, tricotiers, commissionnaire en tricots et leurs enfants bonnetiers
Les enfants de sa s'allièrent aux familles
CAUSSIN, POINTIN, LAVALART et MARLEUX.

Les métiers de ses ancêtres

Son père : chef magasinier
Ses grands-parents: Vernisseur et fleuriste
Ses aïeux : Ouvrier aux chemins de fer et passementière
5° génération : Poissonnier - horticulteur et couturière

À Corbie

6° génération : cultivateur et cabaretière
7°génération : cultivateur - cuisinier
8° génération : Laboureur - marchand de moutons - marchand de toilettes.
9° génération : Laboureur - marguillier - maître pailloteur - maître charron - soldat au régiment d’infanterie de la compagnie de Rivière- confrère de la compagnie de St Sébastien (archer).
10° génération : 2 tisserands - 4 laboureurs - 1 meunier - un sergent à masse - un huissier au grenier à sel.

Sa carrière
Docteur en droit, diplômé en Sciences Politiques,
Enseignant à l'Université de Paris I jusqu'en 1981.
Adhésion au Parti Socialiste en 1969.
Trésorier du Parti socialiste de1981 à 1988.

Carrière politique locale: Maire d'Issoudun depuis 1977.
Président de la Com de Com du pays d'Issoudun de 1976 à 2004.
Président du Conseil général de l'Indre de 1979 à 1985.

Carrière politique nationale .
Député de l'Assemblée Nationale de 1981 à 1988.
Secrétaire d'état sous les gouvernements d'Edith CRESSIN, de Michel ROCARD , et de Pierre BEREGOVOY chargé de la formation professionnelle de 1988 à 1991 puis de l'aménagement du territoire de 1991 à 1993.


Secrétaire général de l'Association des maires de France de 2001 à 2012.
1er vice président exécutif de l'Assemblée des maires de France en 2012.

Carrière politique européenne.
Député européen de 1994 à 2004.

Il cousine avec le président de la République Emmanuel MACRON.
Ils ont 46 ancêtres communs à Corbie.

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MACRON Emmanuel Jean Michel Frédéric

MACRON Emmanuel Jean Michel Frédéric



MACRON Emmanuel Jean Michel Frédéric
Président de la République
Né le 21 12 1977 à Amiens

Généalogie réalisée en Mars 2016 et ouvrage remis à l'intéressé en 2016 avec la copie des actes et l'histoire de certains de ses ancêtres.
Branche Authie - Corbie parue dans le Généalogiste Picard n° 160 au 2e trimestre 2017 (Marie France Gourdain)
Branche Cardiff Abbeville parue dans le Généalogiste Picard n° 163 au 1er trimestre 2018. (Alain Riquier et Marie France Gourdain) Emmanuel MACRON cousine avec André LAIGNEL 1ER vice président exécutif de l'Assemblée des maires de France depuis 2012, secrétaire d'état sous les gouvernements d'Edith CRESSON, Michel ROCARD et Pierre BEREGOVOY de 1991 à 1993, député européen de 1994 à 2004.
(46 ancêtres communs)
( voir LAIGNEL André )
Marie France Gourdain, auteur de cet article, partage 271 ancêtres communs.

Cette généalogie comprend 1 284 ancêtres directs dont 1 087 distincts.
Authie : 13 générations
Corbie : 16 générations
Cardiff : 4 générations
Abbeville : 17 générations

AUTHIE :
98 ancêtres ont au moins un événement à Authie où Philippe MACRON naquit le 16 juin 1624
Sosa 1 024 - 1025 François MACQUERON - Marie BOULEMBERT
Acte de mariage le plus ancien du patronyme MACRON le 6 3 1696

Sosa 2 048 Philippe MACRON 1624 1704
Acte de Naissance mentionnant les parents le 16 06 1624
Acte de décès du plus ancien du patronyme MACRON le 2 08 1704



1624 Acte de baptême de Philippe MACRON

CORBIE
Son grand- père et deux de ses arrières grand-mères maternels sont originaires de Corbie
356 de ses ancêtres ont au moins un événement dans la Communauté de Communes de Corbie.
240 ancêtres ont au moins un événement à Corbie.
28 à Bussy les Daours.
29 à Daours.
13 à Vecquemont.
11 à Franvillers
10 à Lahoussoye
6 à Villers-Bretonneux
6 à Lamotte Warfusé
6 à Bresle
3 à Bonnay
1 a au moins un événement à Warloy-Baillon, Le Hamel, Lamotte-Brebière, Sailly-le-sec.

Quelques ancêtres particuliers de Corbie d'Emmanuel MACRON

8eme génération. Sosa 154 Jean Jacques LEVASTRE 26 08 1793 Paris 12° - 19 06 1847 Corbie
Conscrit de l'année 1813 à Paris 3 arr., parti dans la levée de 300 000 hommes, a fait partie de l'ex garde impériale dans les dragons à cheval jusqu'à la seconde rentrée de Sa Majesté de France où le régiment pétitionnaire fut licencié
. Dans son acte de mariage il est indiqué que son père n’a pu manifester sa volonté relative au mariage attendu son absence depuis le 8 thermidor an VIII.

9eme génération
Sosa 314 Jean Baptiste CUVILLIER 1775-1832
Décédé du Choléra à l'hospice civil de Corbie

13eme génération
Sosa 4 892 Pierre MECONTÉ 1605-1665
Il participa au financement de la reconstruction du clocher de l'église de la Neuville les Corbie après le siège de 1636.

LE CLOCHER DE LA NEUVILLE

   
 
Le Clocher
 
La Charpente













Le clocher de l'église de la Neuville a dut être détruit lors su siège de Corbie
En juillet 1644 , François de L'ESTOILLE, prêtre-curé, François DOISY et Toussaint GERIN, marguilliers , et 7 autres paroissiens dont ( Jean DE BRYE - Regnaud CARTEL - Pierre MESCONTE ) , passent un contrat devant notaire avec Antoine LHOSTE ; afin de refaire un nouveau clocher contre la somme de 700 livres que tous s'engagent à payer solidairement et indivisément .
Les paroissiens s'engagent à transporter les matériaux chaque que fois que cela sera nécessaire
Anthoine LHOSTE recrute un maître charpentier de Corbie, Sébastien HENNEQUIN, qui accepte le marché pour 108 livres . Anthoine LHOSTE se charge de fournir et de transporter les matériaux choisis par HENNEQUIN dans le bois du village de Heilly . La charpente fut façonnée chez Pierre CAUSSIN, maître menuisier à Corbie La réception des travaux eu lieu le 11 décembre 1645 , une remise de 100 livres fut acceptée par HENNEQUIN eut égard aux défauts de la charpente .

15eme génération
Sosa 19860) Philippe de SAPIGNY, marchand arquebusier à Corbie, né vers 1590, décédé entre avril 1644 et août 1645 ( il demeurait dans la paroisse St Rémy d'Amiens en 1644)


Il s'illustra lors du siège de Corbie en 1636


Voir le siège de Corbie----> Le siège de Corbie

Sosa° 19 998 Loys VAQUETTE né vers 1575
Nommé Clocheteur et recommandeur des trépassés en 1627 Acte de son 1er mariage en 1597 et contrat de mariage avec sa seconde épouse en 1602.

Voir Vaquette Loys dans" Corbéens et descendants "

16eme génération
Sosa 40 897 Louis PANIEZ
Nommé Procureur en la Prévosté de Fouilloy et Comté de Corbie le 20 11 1572
Acte le plus ancien trouvé.
"Provision à M° Louis PANYER d'un office de procureur postulant en la prévosté de Fouilloy, comté de Corbie et autres juridictions étant audit Corbie dépendant du Bailliage d' Amiens en remplacement d'Antoine de la MORLIERE décédé. Ref : AD 80 1 B 6 parchemin
Prestation de serment à Paris (Paris) le 11 janvier 1573 en qualité de Procureur et réception de sa charge .



ONONMASTIQUE

Origine des noms propres
Les surnoms ou sobriquets furent transformés en nom de famille du 10° au 14° siècle
MACRON : Dérivé du moyen néerlandais ‘maken‘ faire un contrat.
DENEL : Originaire de Nesle
HIOT : Dérivé de Yon, venant de Yonis, saint dont les reliques sont conservées à Notre Dame de Corbeil.
PÉRIN : Dérivé de Pierre.
DEHEN : Patronyme fréquent à Corbie et dans les environs, originaire de la Vallée nommé HEN à le Hamel prés de Corbie
DENANT- DENAMPS : Originaire de Namps (au Mont ou au Val)
FROIDEVAL : Signifiant ‘vallée froide ‘ Hameau de la commune de Tilly Capelle dans le Pas de Calais.
VASSEUR : Celui qui est pourvu d’un arrière fief
FAUBRY : Dérive de Fabry – Fevre signifiant forgeron dans le Nord.
PATOUX : dérive de paton ( morceau de patte)
JUMEL : Du latin gemellus – jumeau
CUVILLIER : Fabricant de cuves
CARPENTIER : dérivé de charpentier.

Définition de certains métiers rencontrés dans les actes

Blattier ou blatrier : Farinier, grainetier, vendeur de blé et de grains.
Brigadier des fermes du Roi voir employé des fermes du roi
Berger et vacher du village: Sous l'ancien régime et au début des années 1800, le berger communal gardait toutes les bêtes du village, qui devaient obligatoirement pâturer dans les prés communaux contre redevance par leur propriétaire (voir agriculture)
Clerc Laïc : Il est chargé de seconder le curé dans les tâches des cérémonies de l'église, de rédiger les actes paroissiaux, d'enseigner la lecture et l'écriture aux enfants.
Clocheteur et recommandeur des trépassés : Fonctionnaire détenant l'Office de rieur des trépassés chargé d'avertir la population dèun décès à l’aide d’une cloche et de passer en début de la nuit dans les rues en agitant une cloche pour demander aux habitants de prier pour le défunt et de leur rappeler que la mort les attend et d’éloigner les démons.
En 1416 pour le décès de Jean de BERRY, huit crieurs furent requis pendant plusieurs jours pour avertir les parisiens du décès..
Cloutier : Fabricant de clous
Coquetier : Vendeur
Ecangueur : Ouvrier qui ôte la paille du lin à aide d'une planche à échancrer jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le fil.
Employé des fermes du roi : Sous l’Ancien régime, les employés de la Ferme étaient chargés de percevoir les impôts : Gabelle, Octroi, Traite ; taxe sur les tabacs .
Fabricant de bas au métier :aussi appelé badestamier



Gressier : Ouvrier carrier extrayant des grès.
Houppier : Peigneur de laine
Marguillier : C'était un membre laïc de la fabrique d'une paroisse élu chaque année par les membres de la Communauté sous l'ancien régime .De bonne moralité il devait savoir lire et écrire. Initialement chargé de tenir le registre d'inscription des pauvres qui demandaient l'aumône, il s'occupait de la garde de l'église, de son entretien, des cérémonies, des vêtements liturgiques, du mobilier, des cierges et du cimetière qui entourait l'église
La fabrique est un ensemble de personnes laïques et religieuses nommées pour assurer la collecte et l'administration des biens de l'église : la dîme, les dons, les legs , les locations annuelles de bancs, les fermages, les inhumations dans l'église et décideurs des dépenses, de la construction et des travaux de rénovation de l'église, du cimetière, des chapelles, des calvaires et l'achat du mobilier et des ornements.
Procureur en la Prevosté de Fouilloy et le comté de Corbie :
Procureur de la justice seigneuriale locale (Les abbés de Corbie étaient Comte)
Receveur des censives de l'Abbaye :Il était chargé de collecter pour les abbés Comte l'impôt perçu auprès des vassaux (le cens) en échange de leur protection.
Saiteur - saeteur - sayeteur - septeur : ouvrier tissant la sayette (tissu léger de laine fabriqué avec un mélange de soie
Savetier : cordonnier raccommodant de vieux souliers, plus souvent nommé "sueur de vieil"
Vacher : voir Berger

Métiers exercés par les époux.(Branche Corbie Authie)

169 métiers des époux sont indiqués dans les actes.
Laboureurs 155 - berger de la paroisse 7 - garde de bois 1 - jardinier:1 - vacher du village -1 ménager 1 – 1 ouvrier agricole : 71 Tisserand 7 – Fabricants de bas au métier 3 - sayeteur 1 – Tisseurs de coton 3 – écangueur 1 – marchands houppier 3 – peigneurs de laine 2 – tailleur d’habits 1 : 21 Charpentiers 10 – menuisiers 3 – peintre en bâtiment 1 – briquetiers 2 – cloutiers 4 – charrons 6 – maître maçon 1 – gressier 1 – tailleurs de pierres 2 – tonnelier 1 – maréchaux 3 – maître couvreur de tuiles 1 - maçon 3 – maître serrurier 1 - employé aux chemins de fer 1 – employé aux travaux des voies ferrées 1 - (cordonniers savetier sueur de vieil) 8 - 40 Marchands brasseur 4 – marchand de bled 1 – blattier 1 – coquetier 1 – débitant 1 – cabaretier 2 – marchand arquebusier 1 11 Procureur 1 - Receveur des censives 1 - Maître arpenteur 1 - clerc 1 - marguillier 5 - Lieutenants de la paroisse 3 - officier municipal 1- huissier de la paroisse 1 - Sergent au régiment d’Artois 1 - soldat 1 - concierge du château 1 – commis à la conduite du sel 1 – employé des fermes du roi 5 - Maître sonneur de cloches de l’Abbaye 1 – clocheteur et recommandeur des trépassés 1 – 26

Métiers exercés par les épouses. ( Branche Corbie Authie )
La profession des épouses n’est indiquée que dans 11 actes. Les femmes n’ont vraiment exercé des métiers qu'à partir des années 1800 et principalement dans le textile Fileuses 4 – Tisseuses 2 – Ouvrière en bonneterie 1 – couturière 1 – fleuriste 1 – barbière 1 – cultivatrice 1.

Variantes de patronymes (Branche Corbie Authie)

Bosse : Lorembos - Bouffet : Boufflet _ Cannesson : Quanesson – Decry : Cry – De l’arbe : l’arvre – denant : Denamps – Denel – Desnel – Firmin : Fremin – Froideval : Froidval – Gry : Gris – Hiot : Yon – Lenglet : Langlet – Macron : Maqueron – Macqueron – Marcille : Marsille Marsil – Maréchal : Mareschal – Méconté : Mescomté – Ossart : Ossar Hossar Haussar – Panuer : Panyer – Péchin : Péchain – Tétart : Testart -

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VACQUETTE Loys

VACQUETTE Loys

Cordonnier - clocheteur et recommandeur des trépassés, né vers 1575.


Le 21 septembre 1627, il reçoit l'office de cloqueman (ou clocheteur) et recommandeur des trépassés à Corbie Il était chargé de se promener la nuit dans les rues et par le son de sa cloche de recommander les trépassés aux prières des vivants.
'' François LAIGNEL licencié és lois, bailli général de la ville et comté de Corbie, savoir faisons que vu la requête à nous présentée par Louis VAQUETTE , cordonnier, demeurant à Corbie , le dixième de ce mois portant que Jean SENESCAL dit Miraumont, en son vivant pourvu par nos lettres à la charge de 'cloqueman' et 'recommandeur des morts' étant de présent au lit malade ne pouvant par ce moyen vaquer audit office lui aurait résigné celui office suivant laquelle résignation de vouloir l'admettre audit office .....'' '' Tout vu et considéré en la réserve et de l'avis de noble et religieuse personne Dom Antoine HANICQUE, grand prévôt de ladite Abbaye , en la présence aussi et du consentement de M° Antoine DE VAUX , Procureur fiscal de la ville et Comté de Corbie ....après qu'il nous est apparu être de bonnes vie et moeurs , de religion catholique, apostolique et romaine, au dit VAQUETTE avons donné et octroyé ledit office de cloqueman et recommandeur des morts pour en jouir par lui en tous profits, honneurs et émoluments y attachés .''
.


Nomination de cloquement et de recommandeur des trépassés


Parchemin de 4 pages ref AD 80 - 9 H 39 Liasse 5

Il s'est marié religieusement le 8 mai 1597 à Corbie St Albin (Somme) avec Marie de (BERNIEULES) , née vers 1570, décédée avant octobre 1602.


Mariage VAQUETTE BRIQUET

Loys s'est marié une seconde fois le 15 octobre 1602 à Corbie St Albin (Somme), avant d'avoir passé un contrat chez Maître LEMERCIER le 30 août 1602 à Corbie (Somme) avec Marie BRIQUET (°~ 1575) fille de Pâquette CADOT.
La mère de l'épouse promet de lui donner au jour du mariage, la somme de huit écus d'or sol, cinquante aunes de toile de chanvre blanche de pareille valeur (35 mètres), une huche ou coffre de chêne d'une valeur de un écu, un lit de traversin garni de plumes de la valeur de trois écus, six assiettes d'étain, deux gatelette, un grand chaudron de la valeur de quarante sous. Elle promet en outre d'habiller sa fille bien et honnestement selon qu'à son état appartient


Loys VAQUETTE est un ancêtre d’Emmanuel MACRON , Président de la République


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Les Maires

LA FAMILLE DE CAIX - TROIS MAIRES ET UN CHATEAU

   


MAIRE DE CORBIE
Claude Alexis DECAIX (1690 - 1769)
Natif d’Inval Septoutre, au nord-ouest de Montdidier, son frère Jacques DECAIX fut prêtre caritable de la Paroisse St Etienne de Corbie. Claude Alexis épousa Marie Barbe Jeanne ARNAULT, fille d’Antoine ARNAULT, chevalier de Saint Amour, aide major et capitaine au régiment étranger de cavalerie et de Jeanne DESPREZ d’une vieille famille de notables corbéens. En 1723, il reprend la charge de notaire du grand-père de son épouse. Il fut nommé maire par l’Abbé de Corbie.
Par sa grand-mère maternelle, Marie DECAIX, Alexis était apparenté à Adrien DECAIX, garde du corps du Roi auprès du Chancelier SEGUIER et à Claude DECAIX, Contrôleur des eaux, forêts et fontaines de Fontainebleau, ses grands-oncles.(source Archives nationales)
Une de ses filles, Louise Augustine épousera à Versailles son cousin au 4eme degré né à Lyon, maître de viole de gambe des Dames de France (filles de Louis XV) .Claude Alexis DECAIX acheta le fief de Rembures constitué d’un bois, sis à Lahoussoye. Dans son acte de décès ‘’de Rembures’’ est ajouté à son patronyme.
En 1771, son second fils, Edouard Victor Alexis acheta un hôtel particulier, rue Saint Dominique (aujourd’hui rue Emile Zola) à Amiens qui sera occupé jusqu’en 1867 par ses descendants.
(rue Saint Dominique où au XIX siècle habitaient, la famille DECAIX, les frères DUTHOIT, sculpteurs, statuaires, dessinateurs, Claude Amand RAFFIASSE DE LA MAISON ROUGE, conseiller municipal et Directeur de la Poste aux lettres de Corbie, Victor AUTIER, médecin , père de Victorine et de PINSARD (architecte du château de Corbie)

MAIRE DE CORBIE
Jacques Ferdinand Raymond DECAIX (1729 - 1807),
Sixième fils de Claude Alexis, sera notaire et maire de Corbie d’octobre 1798 à Avril 1802. Ses descendants s’installeront à Montdidier.

Marie Etienne Victor DECAIX (1771-1866)
Fils d’Edouard Victor Alexis DECAIX, Receveur des gabelles d’Amiens et capitaine d’infanterie, il épouse en 1793 à Abbeville une anglaise. Veuf il se remarie en 1808, Marie Augustine COUTTE, alias COUTE-DENELLE dont il aura 3 enfants Victor, Léonce et Oswald

MAIRE DE CORBIE
Charles Louis Marie ‘’Oswald’’ DECAIX alias DE CAIX DE SAINT AYMOUR (1812-1867) Il épouse en 1840 Marie Antoinette de CHAMONT fille du directeur des contributions de la Somme. En 1842, il achète un hôtel particulier à Paris de 565 m² rue de Grenelle où naitront ses deux enfants, Gabriel et Hélène. En 1855, le Préfet de la Somme le nomme maire de Corbie, fonction qu’il occupera jusqu’en 1861. Il signe alors les documents ‘Baron DE CAIX DE SAINT AYMOUR.










Crédit photo :J Molla









C’est sous son mandat que des travaux furent réalisés autour de l’ancienne porte de l’Abbaye, pour construire la nouvelle mairie et le Tribunal de Justice de Paix.



En 1858, les 3 frères, Victor, Léonce et Oswald déposent auprès des tribunaux de leurs résidences Amiens, Abbeville, Montdidier et Senlis une demande de modification de patronyme pour eux et leurs enfants : DECAIX en DE CAIX .

En 1860, ils déposeront de nouvelles demandes pour pouvoir porter officiellement leurs patronymes d’usage : De CAIX de SAINT AYMOUR et de CAIX de REMBURES.

En 1861, ils déposeront un dossier auprès du Ministère de la Justice pour faire reconnaître les titres de noblesse qu’ils portent ‘’officieusement’’ depuis plusieurs années. Dans cette demande, se trouvent des erreurs concernant leur bisaïeul Claude Alexis DECAIX : ses parents sont différents de ceux de son acte de baptême inséré dans sa nomination de notaire
En Novembre 1862, Oswald est nommé chevalier de l’Ordre de Malte par le Pape Pie IX. En décembre 1865, ce Pape l’anoblit Comte Romain.




  Blason du couple de Caix de Saint-Aymour - Chamont
Avec la devise‘’fortior in adversis’’
devise qui sera reprise par le couple de Albalat - de Caix de Saint Aymour
 


Oswald habitait à Paris et à Amiens. Durant son mandat de Maire, Il acheta des maisons et des terrains à l’angle des rues de Saint Albin (rue Faidherbe) et Boulevard Saint Jean (rue Victor Hugo). En 1856, il fit l’acquisition d’un escalier renaissance provenant de la démolition d’une maison de la rue de Noyon à Amiens .Il fit ensuite appel à son voisin amiénois pour construire un château à Corbie, Charles Joseph PINSARD, architecte du château de Baizieux, de l’hôtel Cosserat, de l’Hôtel de la Banque de France et de l’hospice et asile des incurables d’Amiens.

La construction du château de Corbie fut achevée en 1862.
Ce château ne servira que de résidence de campagne.
Cinq ans après sa construction, en 1867 Oswald décédera à Paris




Cette même année, l’hôtel de la rue St Dominique à Amiens sera vendu. En 1881 après le décès de leur mère, Marie Antoinette de CHAMONT, l’hôtel parisien sera attribué à son fils, Gabriel et Hélène devint propriétaire du château de Corbie. Dans l’inventaire après décès, l’estimation des biens atteignit la somme de 1 240 000 F, les héritiers se partagèrent de nombreux titres de rentes, des obligations et des terres .Ce document nous apprend qu’un observatoire se trouvait dans une tour du château

Marie Antoinette Jeanne Louise Hélène de CAIX de SAINT AYMOUR,dite Hélène , comtesse de San Carlos 1845-1906
En 1873, veuve, Hélène épouse à Paris Francisco de ALBALAT Y NAVAJAS, natif de Caudéte en Espagne, cinquième d’une famille de neuf enfants dont la famille était dans la fabrication et le négoce d’huile d’olive et de vin.



Le contrat de mariage stipulait qu’elle était seule propriétaire de tous ses biens et de ceux qu’elle pourrait hériter, ainsi que des revenus de ces biens.


Le couple résida rue de Bourgogne à Paris jusqu’en 1881 Son mari était exilé en France car partisan du prétendant au trône d’Espagne, Charles VII de Bourbon y Autriche-est dit Don Carlos. Francisco, participa à la révolution carliste de 1869 à 1876 .Son frère Vincent trouva la mort à la bataille de Bilbao.


Crédit photo : J Molla



En 1878, après 5 ans de mariage, Francisco ALBALAT Y NAVAJAS fut nommé Comte de San Carlos en récompense de ses services.
En 1906, lors du décès de son épouse, il était secrétaire particulier de Don Carlos VII à Venise

En 1881 après le décès de sa mère, Hélène de Caix de Saint Aymour, devint propriétaire du château de Corbie évalué à 90 000f. Elle fit entreprendre des travaux de modernisation .Elle restera la seule propriétaire du château jusque son décès en 1906 à Pau dans sa résidence de campagne. Pau où avant son décès, en juin 1906 Hélène avait institué son époux légataire universel.

Les corbéens ont toujours désigné le château comme celui du Comte de San Carlos.




Crédit photo :J Molla

En 1881 Hélène avait acheté un hôtel particulier rue Bellevue à Amiens pour la somme de 100 000F et y fit 65 500F de travaux de modernisation. L’inventaire après décès d’Hélène constate qu’il ne reste pratiquement rien à Corbie. Mais elle détenait une importante fortune en terres, titres et bijoux.

Le Comte de San Carlos consacra une partie de la fortune d’Hélène pour construire un palais de style mauresque ‘’ la corbeyana’’ à Caudete en Espagne et une chapelle funéraire.

Ses bijoux permirent de confectionner 2 couronnes d’or et de pierres précieuses d’un poids de 4,5 Kg pour la plus grande et d’une valeur de 2 900 000F pour la vierge de Caudete. Ces couronnes furent volées par les franquistes en 1936. Le Comte de San Carlos décédera en 1916 après s’être remarié. Il avait légué sa fortune à un de ses neveux et l’usufruit à sa seconde épouse. Le château ayant subi des dommages lors du premier conflit mondial, la demande de dommages de guerre fut refusée à cause de la nationalité des propriétaires. Le neveu, héritier du Comte et sa seconde épouse chargèrent le notaire de Corbie de mettre en vente le château en 1919. Le neveu décéda à son tour en 1920. Lorsqu’en 1922, la municipalité de Corbie décida d’acheter le château pour la somme de 140 000f, le notaire, mandataire de la vente, ne fut pas averti du décès de l’héritier. C’est donc un acte de vente avec ‘’l’au-delà’’ qui fut signé en 1924. Financement de l’achat du château : Le comité de renaissance de la ville de Corbie récolta 40 000F de dons

Crédit photo :J Molla

La ville de Chartres s’associa avec 25 villes de son canton pour récolter 85 367 f de dons . Le gendre du maire Henry YVERT, directeur de l’imprimerie Yvert et Tellier, consenti un prêt de 14 500f pour couvrir la somme manquante .

La seconde épouse du Comte consacra la somme de la vente du château pour faire confectionner un manteau brodé d’or, de pierres précieuses et de perles pour la vierge de Caudete qui demanda 2 ans de travaux. Les pierres précieuses ont été remplacées par des verroteries suite aux dégradations commises par les franquistes.

Des travaux permirent de transformer le château en mairie et le parc fut converti en square public. Les murs du château furent supprimés en 1925 et un monument aux morts fut édifié. Trois blasons représentant les armes de la ville furent sculptés sur la façade, dont une portant l’inscription ‘’URBS AUREA ALTERA ROMA ‘’ soit ‘’ la ville dorée est une autre Rome ‘’










En 2013, furent inaugurés les travaux de ravalement et de réaménagement du château et le déplacement du monument aux morts.

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Population


Chef lieu de canton en 1790

17 communes

Aubigny, La Barette ( c ), Bonnay, Bouzencourt (le Hamel) , Etampes ( c ), Fouilloy, Le Hamel, Hamelet, Heilly, Marcelcave, La Motte (Warfusée) , La Neuville sous Corbie, St Thomas ( Corbie) Vaire sous Corbie, Vaux sous Corbie, Villers Bretonneux et Herville, Warfusée .

Dépendances : La Barette ferme, Bois-Randon ( entre Fouilloy et Corbie ), La boutillerie, Sur l’eau de Hamelet, Chanteraine




LA COMMUNE DE CORBIE ..1123-1310

Pour contrer le pouvoir religieux , les rois de France mirent en place des "communes" dans les villes .
Louis VI le gros avait octroyée une chartre de commune aux corbéens en 1123 . Elle fut renouvelée par plusieurs de ses successeurs .
Ils firent ériger un beffroi signe matériel de ce privilège .
Après 2 siècles, la charte de la commune fut révoquée en 1310 .

L'abbé d'alors, Garnier de BORRENC utilisa un subterfuge pour détruite le beffroi ancienne marque du pouvoir des habitants .
Il fit organiser une fête et des jeux à l'extérieur des murs de la ville et invita tous les corbéens à y participer .
Il ferma alors les portes de la ville et fit détruire le beffroi par des ouvriers .


POPULATION

Dernier recensement 2 476 foyers – 6 452 habitants

Années

Maisons

Ménages

Habitants

1836

657

 

2 635

1851

   

2 914

1881

1 059

1 100

4 285

1906

1 165

1 145

4 397

1911

1 298

1 269

4 420

1921

1 298

1 208

4 103

1926

1 429

1 463

4 626

1931

1 466

1 492

4 613

1936

1 515

1 456

4 347

Écarts notés dans les recensements :

Prés Bonnay- Chemin vert- Ferme du port – Bois d’escardonette- Bablogne- La Barette

Recensement de 1881

Sont recensés : 2 aveugles- 2 borgnes- 1 sourd-muet- 5 aliènés à domicile - 3 afligés de déviation de la colonne vertébrale – 1 perte d’un bas – 1 perte d’une jambe- 1 pied bot - 26 autres maladies ou infirmités

Ref : 2 MI_L579 : AD Somme

 Paroisse  1725  1725  1725  1726
   Familles  Habitants  Familles  Habitants
 St Albin  96  244  106  280
 St Eloy  56  148  56  141
 St Etienne  82  203  81  194
 St Jean l'évangéliste  99  260  87  244
 L'Abbaye (religieux)      1  45
 Hôtel Dieu (Religieuses)  1  26  1  27
 St Thomas des prés  70  198  68  192
 La Neuville Notre Dame  44  143  Nc  Alias 328
 TOTAL  448  1002    1 146




















Source : Géographie historique du dept de la Somme par Gaëtan de Witasse – Abbeville 1919

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Paroisses & Patronymes


ÉGLISES


Nicolas III de Rouais, Abbé-Comte de Corbie , élu en 1188 mis en place une nouvelle distribution des 3 églises :
St Albin ,St Pierre de la Porte Corbin , St Thomas des Prés et des 5 chapelles :
St Etienne ou Notre Dame , St Jean l'évangéliste, St Eloi, St Sépulchre et St Martin
Suite à l'augmentation de la population après consultation de sa communauté, des ecclésiastiques et des principaux bourgeois ,
les chapelles de St Etienne, St Jean et St Sépulchre furent érigées en églises paroissiales .
L'église St léonard fut fondée pour les fieffés de la Ville , les personnes au service de l'Abbaye qui demeuraient dans l'hospice ou l'hôtellerie .

Ref: Histoire de la Ville et du Comté de Corbie par Dom Grenier Tome 1 page 340

Paroisse Saint Albin
Paroisse Saint Eloy
Paroisse Saint Etienne
Paroisse Saint Jean l'Evangéliste
Abbaye Royalr Saint Pierre
Paroisse Saint Léonard
Paroisse Saint Thomas de la rue des Prés
Paroisse Notre Dame de la Neuville




Paroisse St Albin




Corbie St Albin Première église de Corbie
Les curés de la Paroisse de Saint Albin
P CANIVET ,1599-1631
François VRAYET,1668 -1692
Nicolas DELATTRE ,1696-1737
Henri-Gabriel DELARUE ,1737-1759
Victor Alexandre DUPRE,1759-1767
LEULIER,1767-1791
Patronymes de Corbie Saint Albin

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Paroisse St Eloy
crée en 1195 par l’ Abbé Gérard , située hors de la porte de l’encre à l’emplacement actuelle de la rue du 14 juillet ,
la façade tournée vers l’ancien collège














Curés de la Paroisse St Eloy
Antoine Vaquette , 1601
A Le Cocq , 1604-1648
Charles Bertin , 1669-1680 , décédé le 12-05-1680
J Paré , 1680-1689
Philippe Vrayet , 1690-1722 , décédé le 10-08-1722 à 58 a
François Joseph Le Marchant , 1722-1724 , décédé le 04-03-1724 à 70 a
Firmin Bernard, 1725-1748 , décédé ex curé le 28-12-1761 à St Quentin à 70 a
Antoine Baillet , 1748-1765
Benoit Fontaine , 1766-1771
Denoyelle , 1771-1787
Jean Charles Boillot , desservant , 1788-1791



Patronymes de Corbie Saint Eloy



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Paroisse St Etienne (auparavent Notre Dame )
Corbie St Etienne




Portail actuel de l'église St Etienne

Les curés de la Paroisse de Saint Étienne
Nicolas DOMONT ,1598-1601
Augustin CORDELOYS ,1602-1616
Claude DELAHAYE ,1616-1618
Christophe VRAYET ,1618-1638
Robert LE MAIRE ,1645-1667
Antoine LE MAIRE ,1668-1674
Robert LE MAIRE ,1670-1673
Charles VRAYET ,1674-1684
Jacques VUAUQUET ,1684-1728
René JAMART ,1728-1748
Antoine OBERT ,1748-1758
Jacques BOCQUILLON ,1759-1778
Nicolas Alexis CAVROIS 1778-1791
Patronymes de Corbie Saint Étienne



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Paroisse St Jean l'évangéliste



Curé St Jean l'évangeliste
François de BERTIN : 1670-1673
Antoine GRESSIER : 1674-1721
Philbert NAVEL : 1721-1768 - décédé à 84 ans
Benoit FONTAINE :1770-1775 décédé à 79 ans
Jacques DE PARVILLERS : 1776-1788 Décédé à 65 ans
RIFFLET 1789-1791
Patronymes de Corbie Saint Jean L'Évangéliste



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Paroisse St Léonard

Chapelle dans l'église St Pierre de l'Abbaye, dont relevaient les propriétaires de fiefs, les officiers du Comté, les officiers et serviteurs de l'Abbaye.
Actes dépouillés 1560-1764
142 baptêmes - 20 mariages - 32 sépultures

Curés
Antoine de MORVILLERS : 1560-1561
François BULTEL : 1599-1602
CANDAVOYNE : 1605-1614
Pierre GAUDEFROY : 1616-1617
GAUDEFROY : 1644

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Abbaye Royale Saint Pierre


Eglise abbatiale St Pierre avant la Révolution
Réservée aux religieux, officiers du Comté, et serviteurs de l'Abbaye


Après la Révolution

Actes dépouillés 1674-1792
40 baptêmes - 21 mariages -1 sépulture

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Paroisse St Thomas de la rue des Prés



Elle comprenait le hameau de la rue des Prés et le hameau d’Etampes
L’église fut consacrée en 1107, par Geoffroy évêque d’Amiens .
Elle comportait une chapelle consacrée aux teinturiers
Le patronyme "DESPREZ" est rencontré dés 1651 dans la Paroisse de la Neuville, en 1640 dans celle de à St Eloy ,
en 1665 dans la paroisse St Jean l’évangéliste dans les actes de Baptêmes et décès


Curé de la Paroisse St Thomas de la rue des Prés
François DELARUE ,1615-1622
Pierre WAREBLE ,1634
Jacques BAUDELOCQUE ,1646-1688
Michel PELTIER ,1699
François Joseph Firmin LEMARCHANT 1690-1722 puis curé de St Eloi
BERNARD,1722-1724
Antoine OBERT ,1725-1748
DE PARVILLER ,1749-1771
RIFFLET ,1776-1790 puis curé de St Jean
GRISELLE ,1790-1791
Patronymes de Corbie Saint Thomas

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Paroisse Notre Dame de la Neuville
Fond baptismaux du XII° siècle Maladredie de St Lazare ou de Jehanlieu existante en 1106



Église Notre Dame de la Neuville



Portail du XVe siécle représentant l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem



Fonds baptismaux du XII° siècle en pierre noire de Tournai
Antérieurs à la construction de l'église


LE CLOCHER DE LA NEUVILLE

   
 
Le Clocher
 
La Charpente













Le clocher de l'église de la Neuville a dut être détruit lors su siège de Corbie
En juillet 1644 , François de L'ESTOILLE, prêtre-curé, François DOISY et Toussaint GERIN, marguilliers , et 7 autres paroissiens dont ( Jean DE BRYE - Regnaud CARTEL - Pierre MESCONTE ) tous trois mes ancêtres , passent un contrat devant notaire avec Antoine LHOSTE ;afin de refaire un nouveau clocher contre la somme de 700 livres que tous s'engagent à payer solidairement et indivisément .
Les paroissiens s'engagent à transporter les matériaux chaque que fois que cela sera nécessaire
Anthoine LHOSTE recrute un maître charpentier de Corbie, Sébastien HENNEQUIN, qui accepte le marché pour 108 livres . Anthoine LHOSTE se charge de fournir et de transporter les matériaux choisis par HENNEQUIN dans le bois du village de Heilly . La charpente fut façonnée chez Pierre CAUSSIN, maître menuisier à Corbie La réception des travaux eu lieu le 11 décembre 1645 , une remise de 100 livres fut acceptée par HENNEQUIN eut égard aux défauts de la charpente .

Les Inhumés dans l'église de La Neuville


Curés de la Paroisse de la Neuville

HENNEBERT ,1595-1633
LETOILLE ,1640-1644
Barnabé LEROUX ,1646-1696, Décédé le 11 décembre 1696 , à 89 ans, curé de la Paroisse durant plus de 50 ans Rédaction exceptionnelle des actes durant sa cure, en 1659 il note dans un acte de sépulture que le défunt à fait son testament chez Mtre Charles Desprez, notaire royal à Corbie- avant de recevoir les derniers sacrements .Pour les mariages de très nombreux témoins sont notés dans les actes jusque 13 dont de nombreuses femmes
Jacques VUAUQUET ,1697-1698
Charles JOSSE ,1698-1739
J Baptiste LAVETTE ,1739-1741
Louis Antoine LAGOU ,1742-1780 , Décédé le 2 mars 1786 à 77 ans , ex curé
DEBART ,1782-1792

Patronymes de Notre Dame de la Neuville

Les Graffitis de l'église de la Neuville
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Un Calendrier de Pierres :


23 dates différentes sont gravées sur les murs extérieurs et à l'intérieur de l'église Notre Dame de la Neuville .
Le premier graffiti à l'intérieur de l'église porte la date de 1621

     
 
1635
 
1661
 
1670
     
 
1703
 
1717
 
1916























Un livre d' Histoire :
Les différents événements qui se sont déroulés au cours des siècles sont inscrits dans la pierre :
Les inondations de février 1635 , également gravées sur le portail de l'église de Camon
Les noms de plusieurs marguilliers qui ont pour certains été inhumés dans l'église
Des noms de compagnons, charpentier, tailleur de pierres

La fonte des cloches en 1717 - 1752 - le replacement d'une cloche après réparation en 1861 -
Dans l'ouvrage "Picardie monumentale et historique " se trouve une erreur .
Il est indiqué que les cloches ont été fondues le 16 septembre 1717 .
Le baptême des cloches a eu lieu le 4 juillet de la même année .
Le texte du graffiti : " le dix sept de juin (mois en dessous d’où l'erreur ) 1717 on a fondu les closches de la neuville -guillain hecquet .

Le nom d'un soldat mort au combat lors de la guerre de Crimée
Les noms de plusieurs soldats anglais (Corbie servait de base arrière pour l'armée anglaise lors de la 1ere guerre mondiale ) et le nom d'un allemand

Deux de mes ancêtres ont laissés leurs noms sur les murs de l'église
FRANCOIZ DESSAU clerc laïque de la paroisse , il fut inhumé à l'intérieur de l'église en avril 1703
Pierre WARTEL - 1859

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LES CLOCHES DE CORBIE

"AMIENS bien chanté" ......."CORBIE bien sonné"

Avant la révolution les églises de Corbie possédaient 36 cloches

Abbatiale St Pierre et St Léonard
Dans la tour sud Grosse sonnerie de 4 cloches et une petite
Dans le clocher du transept Petite sonnerie de 4 cloches et 9 autres cloches formaient un carillon

Chapelle Ste Colette 1 cloche
Collégiale St Etienne 3 cloches
Eglise St Jean l'Evangéliste 3 cloches
Eglise St Albin 3 cloches
Eglise St Eloi 3 cloches
Eglise St Thomas 2 cloches
Chapelle de l'Hôtel dieu 3 cloches

A l'occasion des grandes fêtes sur un espace de 45 hectares, sonnaient également les cloches de la collégiale de Fouilloy, et celles de la Neuville

A la révolution
, les cloches de la collégiale St Etienne furent attribuées à la paroisse de St Aubin Rivière
Celles de St Jean Baptiste au district d'Amiens .
Les cloches de St Albin sont attribuées à la paroisse de Oisemont et celles de St Eloi à Pozières .

La cloche dite "de l'horloge" qui avait été fondue à la demande de l'Abbé Jean VIII de Bersée en 1444 fut conservée par l'Abbatiale St Pierre . Cette grosse cloche de l'horloge brisée en 1839 fut refondue par Alexandre Cavillier , fondeur à Amiens , mais une félure s'y produisit en 1863 et elle fut refondue par M J Goussel ' le jeune' de Metz .

En 1822 une cloche nommée Marie Anne Cécile fut fondue Par M Gorlier-Thélu fondeur de Frévent .

A titre tout à fait exceptionnel, le sous secrétariat d'Etat aux régions libérées permit à la ville de Corbie de consacrer une partie de ses dommages de guerre à la fonte de 3 nouvelles cloches .
Un marché très avantageux pour Corbie fut passer avec le fondeur A Blanchet fondeur à Paris et Orlénas qui souhaitait participer à l'exposition des arts décoratifs avec la permission du ministre des beaux-art, l'abbatiale St pierre étant classé monument historique . Coulées le 17 mars 1925 , elles furet démoulées le 30 mars de la même année .

Elles sonnèrent pour la première fois le 19 avril sur la place du Beffroi à Paris . Elles furent une des attractions principales de l'Exposition . Pour être admises à l'exposition des arts décoratifs elles eurent droit à des décorations très soignées

   Il était en outre gravées sur chacune d'elles la mention suivante :
Elles se prénommaient
BATHILDE 2 065 kg donnant le Ré
COLETTE 1 472 kg donnant le Mi
ODILE 1 210 kg donnant le Fa
Se trouvaient déjà dans le clocher
DELPHINE le bourdon refondu en 1839 et 1865 2 500 kg donnant le Do
MARIE ANNE 785 kg donnant le Sol

""J'ai été placée sur le beffroi de l'Abbatiale St Pierre
pour qu'on redise comme autrefois CORBIE BIEN SONNÉE ""



Cloches de Corbie à l'exposition des arts décoratifs à Paris en 1925

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BIBLIOGRAPHIE

SOURCES
- Archives municipales de Corbie
BMS et Conseils Municipaux

- Archives départementales de la Somme
- Archives Nationales - Actes du Bailliage
- Actes notariés
- Fond de l'Abbaye de Corbie
- Séries :E - L - M - 99O - Q - 10R
-Journaux anciens : -"Le courrier de Corbie" - "le Progrès de la Somme " - " Le réveil de Corbie et du canton "- "Le petit Corbéen "- " l'écho de Corbie " - " bulletin paroissial de Corbie - " Carillon du doyenné de Corbie " -

- Histoire de la ville et du comté de Corbie (des origines à 1400 )
Auteur Dom GRENIER - Editions La société des antiquaires de Picardie en 1910 (format 23/28) 600 pages

- Reprise de la Ville de Corbie sur les espagnols en 1636
Auteur MJ MANCEL - Edition DETAILLE libraire à Paris 1876 ( mention d'un de mes ancêtres Philippe DE SAPIGNY)

- Histoire de la Ville d' Amiens par Albéric de Calonne

- Monuments inédits de l'Histoire du tiers état par Augustin THIERRY

- Corbie en Picardie
De la fondation de l'Abbaye -662- à l'instauration de la Commune - 1124- et l'adoption de la réforme de Cluny -1142- Auteur : Roger CARON - Editions Corps puce

- Histoire de Corbie
Auteur Abbé JUMEL Edition: Le livre d'Histoire ( réédition en 1992 de l'édition de 1902 )

- Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy
Auteur : le père DAIRE - annotations d' Alcius LEDIEU - Edition Res Universis

- Recherches sur les offices du monastère de Corbie jusqu'à la fin du XVII° siécle
Auteur Luc DUBAR - Edition A & S PICARD 1951

-St Adhélard - Abbé de Corbie 751 -826
Tiré de Paschase RADBERT par le chanoine PELTIER

- Histoire de l'abbaie roiale de Corbie en France
Auteur Dom WAROQUOT Edition reprise de manuscrits possédés par la Ste des antiquaires de Picardie et éditée par "les Amis du Vieux Corbie" (format 21/29,7)
Tome I : de 657 à 826
Tome 2 : de 826 à 889
Tome 3 : de 892 à 1123
Tome 4 : de 1123 à 1210
Tome 5 : de 1210 à 1310

Bibliographie de CORBIE

- Notes historiques sur l'hôpital de Corbie et les maladreries , St Lazare de la Neuville ( les Corbie) et St Thibaut de Fouilloy Edition: "Les Amis du Vieux Corbie"

- Toponymie de Corbie - Auteur: René DEBRIE - Réimpression " les Amis du Vieux Corbie "

- Dictionnaire des noms de Famille de Corbie - 1359-1902
Auteur: René DEBRIE - Réimpression " les Amis du Vieux Corbie "

- Les rois à Corbie - Notes d'histoire locale de Charlemagne à Louis XIV
( pas de nom d'auteur) - Journal " le petit corbéen "

- Résumé de l'histoire de Corbie
Auteur Chanoine Henri PELTIER Réimpression " les Amis du Vieux Corbie "

- Les héros oubliés - Episodes et notes biographiques au siège de Corbie en 1636
Auteur Professeur A WAMAIN - Journal " le petit corbéen "

- Le siège de Corbie en 1636
( Traduction du latin en français du récit d'Antoine de VILLE , ingénieur du roi qui dirigea les travaux de circonvallation en 1636 .- journal " le petit corbéen "

- Vie chère et salaire au XVIeme et XVIIeme siècle
Auteur Professeur A WAMAIN - journal " le petit corbéen "

- Les grands travaux de construction à Corbie
(destructions et reconstructions des origines à nos jours ) Auteur Professeur A WAMAIN - journal " le petit corbéen "

- La vie quotidienne à Corbie
- la vie chère à Corbie au XVI° siècle - Le vert Dragon ( Hôtellerie ) - les anciennes pêcheries de l'Abbaye de Corbie - les enseignes de Corbie du XV° au XVIII° siècle - La vie à Corbie au XVI° siècle ( fêtes et réjouissances - Fouilloy contre Corbie - le beffroi de Corbie - Garnison de Corbie (une revue des gens à pied en garnison à Corbie 1553 ) - L'arbitrage de Corbie - Henri IV à Corbie
Auteur Professeur A WAMAIN - journal " le petit corbéen "

- sans titre
Contrats d'apprentissage au XVII° siècle - L'uniforme dans l'armée au XVII siècle - Vins et poste de vin - Les corporations au moyen-âge - Pacte commercial conclu avec l'Angleterre par les Villers d'Amiens, de Corbie et de Nesle . Auteur Professeur A WAMAIN - journal " le petit corbéen "

- Les monuments anciens de Corbie et de ses environs
Extrait de "la Picardie historique et monumentale "d'Hector JOSSE Réimpression " les Amis du Vieux Corbie

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Tables Mariage de Corbie


Tables de mariages de Corbie 1793-1828 (660 Mariages ordre Alpha)
Tables de mariages de Corbie 1828-1849 (456 Mariages ordre Alpha)
Tables de mariages de Corbie 1850-1875 (677 Mariages ordre Alpha)
Tables de mariages de Corbie 1876-1892 (518 Mariages ordre Alpha)
Tables de mariages de Corbie 1893-1906(458 Mariages ordre Alpha)


Histoire de Corbie
Abbés Moines
Le Pain à Corbie
Une leçon de Pacifisme
Les rois à Corbie
La Bibliothèque
Les saints de Corbie
La Chasse aux cygnes
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Population
Paroisses & Patronymes
Les Graffitis de l'église De La Neuville
Les Cloches de Corbie
Bibliographie
Tables Mariages Corbie 1793.......1906
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